Google Pixel 10 Pro photo sous-marine : Tensor G5, Macro Focus, 8K vidéo. Guide complet DiveVolk, réflexion violette et réglages optimaux.
Il y a quelque chose d'un peu paradoxal dans l'approche de Google pour la photo sous-marine. Les autres constructeurs (Samsung, OPPO) ont choisi de nommer leurs solutions, de les packager dans un mode dédié avec un nom commercial. Google a fait le chemin inverse : ne pas nommer, ne pas packager, juste rendre la caméra assez intelligente pour que ça fonctionne naturellement dans l'eau comme elle fonctionne en surface.
C'est soit la stratégie la plus humble du marché, soit la plus confiante. Après avoir regardé les résultats du Pixel 10 Pro sous l'eau, je penche pour la deuxième option.
Le Pixel 10 Pro n'a pas de mode sous-marin dans ses paramètres. Ce qu'il a à la place, c'est un triple système de capteurs dont chacun a quelque chose d'utile sous l'eau, alimenté par le chip Tensor G5 qui traite l'image plus vite que n'importe quel algorithme de correction couleur classique.
Le capteur principal est un 50 mégapixels avec une ouverture f/1.68 et un capteur de 1/1.3 pouce. Cette combinaison (grande ouverture, grand capteur) se traduit directement sous l'eau par une meilleure captation de lumière dans les zones de faible éclairage naturel. Le signal est là avant même que le traitement commence.
L'ultrawide est un 48 mégapixels f/1.7, avec autofocus. C'est là que le Pixel se distingue vraiment de ses concurrents pour un usage sous-marin : la fonction Macro Focus de cet ultrawide permet des mises au point très rapprochées, sur des sujets à quelques centimètres de la vitre du caisson. Un nudibranch, le détail d'une gorgone, les textures d'un corail, tout ce que les autres smartphones ratent faute d'autofocus ultrawide, le Pixel 10 Pro l'attrape.
Le téléphoto est un 48 mégapixels f/2.8, 5x optique, avec zoom Pro jusqu'à 100x. Sous l'eau, on n'utilisera pas le 100x. Mais le 5x optique permet de photographier un poisson méfiant depuis une distance respectueuse, sans déranger l'animal pour s'en rapprocher.
Il y a une chose que les fiches de spécifications ne disent jamais bien sur les smartphones de photo, c'est la vitesse de traitement. Et sous l'eau, cette vitesse change tout.
Les sujets marins bougent. La lumière change en quelques secondes. Un banc de poissons passe et disparaît. Dans cet environnement, un téléphone qui calcule vite (qui fait la mise au point en 200 millisecondes plutôt qu'en 600) produit des images radicalement différentes de celui qui tarde.
Le Tensor G5 est le moteur qui fait tourner Night Sight (exposition basse lumière), l'autofocus multi-zone LDAF (laser detect autofocus) sur tous les capteurs, et la stabilisation vidéo qui permet au Pixel 10 Pro de filmer des séquences lisibles même quand le courant fait bouger l'ensemble. Ce n'est pas un chiffre sur une fiche technique. C'est ce qu'on ressent en regardant les vidéos après la plongée.
C'est peut-être là que le Pixel 10 Pro prend le plus clairement la tête du marché smartphone pour la photographie sous-marine sérieuse.
La vidéo 8K (24 et 30 images par seconde via Video Boost) n'est pas un chiffre marketing. Elle offre une latitude de recadrage considérable en post-production : vous pouvez sortir un plan 4K en recadrant librement dans l'image, sans perte de qualité. Pour les séquences éducatives, les documentaires de plongée, ou simplement pour choisir le bon cadre après coup, c'est un outil réel.
La vidéo 4K à 60 images par seconde avec stabilisation Fused gère les tremblements causés par les courants ou les mouvements de palmes sans artefacts. Night Sight Video, enfin, est particulièrement intéressant pour les plongées en eau profonde ou dans les zones d'ombre des épaves. L'algorithme maintient une exposition lisible là où d'autres téléphones produisent du bruit ou du flou de mouvement.
L'écran Super Actua, qui monte à 3300 nits de luminosité de pointe, permet de voir l'image réelle dans le caisson même en surface avec un soleil rasant. Ce détail (pouvoir lire l'écran sous l'eau) compte plus qu'il n'y paraît.
Si vous connaissez déjà quelqu'un qui utilise un Pixel 10 dans un caisson, vous avez peut-être entendu parler de la réflexion violette. C'est une particularité de l'architecture du Pixel 10 qui mérite d'être expliquée clairement avant la première plongée.
Le Pixel 10 Pro, comme la plupart des smartphones modernes, embarque un capteur infrarouge sur la barre supérieure du dos. Ce capteur gère le Face Unlock et le capteur de proximité. Dans un caisson fermé, la lumière infrarouge de ce capteur peut se réfléchir sur la vitre du boîtier et être captée par l'objectif principal sous forme d'un point ou d'un voile violacé.
La solution est simple et définitive : avant d'installer le téléphone dans le caisson, couvrir la zone infrarouge avec un petit morceau de scotch opaque noir. Le Face Unlock ne fonctionne plus pendant la plongée. Personne n'en a besoin à 20 mètres de fond. L'objectif, l'exposition et la mise au point ne sont pas affectés. Tester toujours sur la surface avant d'entrer dans l'eau.
Par rapport au Galaxy S26 Ultra de Samsung, le Pixel 10 Pro est plus fort sur la macro (l'ultrawide autofocus du Pixel n'a pas d'équivalent dans la gamme Samsung) et sur la vidéo stabilisée (Video Boost). Samsung reprend l'avantage avec Ocean Mode, qui offre une correction couleur automatique plus marquée, et avec un écosystème plus présent en Europe francophone (accessoires, service, compatibilité caissons).
Par rapport à l'OPPO Find X9 Pro, le Pixel a l'avantage de la disponibilité en Europe et d'un workflow plus simple. L'OPPO a l'avantage de la science couleur Hasselblad, qui produit une fidélité chromatique souvent supérieure dans les conditions de lumière complexes en profondeur.
Par rapport à l'iPhone 17 Pro, les deux appareils sont proches en qualité vidéo. L'iPhone prend l'avantage sur le ProRes et ProRAW pour un workflow de post-production professionnel. Le Pixel est plus direct à l'usage, sans la courbe d'apprentissage que demande la maîtrise du ProRAW.
Par rapport à l'Olympus TG-7, la comparaison reste la même qu'avec les autres smartphones : le TG-7 est étanche nativement à 15 mètres, a un mode microscope unique pour la macro extrême, et ne nécessite pas de caisson pour le snorkeling. Le Pixel 10 Pro surpasse le TG-7 en qualité d'image en lumière naturelle et en vidéo stabilisée. Ce sont deux outils différents, pas deux niveaux d'un même usage.
La certification IP68 du Pixel 10 Pro suit les mêmes règles que tous les autres smartphones de ce comparatif : de l'eau douce, en conditions de laboratoire, sur une durée limitée. Pour de la plongée réelle en eau de mer, avec pression et sel, un caisson est indispensable.
Le DiveVolk SeaTouch 4 Max, avec son adaptateur Pixel 10 Pro, protège le téléphone jusqu'à 60 mètres. L'écran tactile reste fonctionnel sous l'eau, ce qui signifie que vous gardez l'accès complet à la caméra : choix du capteur, Macro Focus, Night Sight, zoom, réglages manuels. C'est un avantage réel par rapport aux caissons à boutons qui n'exposent qu'une fraction des fonctions.
Une chose à faire avant la première plongée dans ce setup : tester la réflexion violette (cf. section ci-dessus), vérifier l'étanchéité du joint, et faire un test en surface. Les bases, mais elles valent la peine d'être répétées.
Pour le plongeur qui apprécie une caméra qui travaille pour lui plutôt qu'une caméra qui demande de la configurer. La force du Pixel, c'est précisément ça : la mécanique de captation est suffisamment bonne pour que vous puissiez vous concentrer sur le sujet plutôt que sur les réglages.
Pour le créateur de contenu vidéo qui veut de la vidéo sous-marine stabilisée, lisible et recadrable sans passer une heure en post-production. Le Video Boost 8K + Fused Stabilization est la combinaison la plus complète du marché smartphone pour ce workflow.
Et pour le plongeur photographe qui fait de la macro. L'ultrawide autofocus avec Macro Focus est la fonctionnalité qui manque à tous les autres smartphones haut de gamme pour les sujets de petite taille.
La mer reste la même quel que soit le téléphone. Ce que le Pixel 10 Pro change, c'est que vous revenez à la surface avec moins de déchets : moins de flous de mise au point manqués, moins d'images sous-exposées, moins de séquences inutilisables. Pas parce que le téléphone fait de la magie. Parce qu'il fait correctement ce qu'il est censé faire.
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Le Pixel 10 Pro n'a pas de mode "sous-marin" au sens d'une application dédiée comme Samsung Ocean Mode. En revanche, son algorithme de balance des blancs via Tensor G5, son Macro Focus (ultrawide autofocus jusqu'à quelques centimètres du sujet) et son Night Sight fonctionnent très bien sous l'eau, sans réglage manuel complexe. C'est la caméra qui fait le travail, pas un mode séparé.
La réflexion violette apparaît quand le capteur infrarouge du Pixel 10 (face unlock, capteur de proximité) reflète sa lumière sur la vitre du caisson. La solution est simple : avant d'installer le téléphone dans le caisson, couvrir la zone infrarouge (barre supérieure du dos) avec un petit morceau de scotch opaque noir. Cela n'affecte pas l'objectif ni la qualité des photos.
Les deux sont excellents. Le Samsung S26 avec Ocean Mode offre une correction couleur plus active et un écosystème plus complet en Europe. Le Pixel 10 Pro a l'avantage sur la macro (Macro Focus ultrawide avec autofocus), la vidéo stabilisée (Video Boost 8K), et une expérience photographique plus "transparente" (la caméra calcule, vous cadrez). Si la macro et la vidéo vous importent, le Pixel. Si vous voulez une solution clé en main avec Ocean Mode, le Samsung.
Oui, avec le bon adaptateur intérieur. Le DiveVolk SeaTouch 4 Max est compatible avec le Pixel 10 Pro et Pro XL via l'adaptateur dédié. L'écran tactile reste fonctionnel sous l'eau, ce qui permet d'accéder à toutes les fonctions de la caméra (Macro Focus, Night Sight, réglages manuels) jusqu'à 60 mètres de profondeur.
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