AquaExposure
Accueil
Tarifs
Menu
Accueil
TarifsBoutiqueArticles
AquaExposure

L'excellence de la photographie sous-marine accessible à tous.

Explorer

  • Découvrir AquaExposure
  • Kai_App
  • Photo Sous-Marine
  • Formation IA SAGE
  • Guide Gratuit
  • Tous les modules
  • Boutique
  • Abonnements
  • Articles
  • Manifeste
  • À Propos
  • Simulateur PDC
  • Comparateur caissons smartphone
  • Partenaires
  • FAQ

Plonger en Belgique

  • Formation depuis Bruxelles
  • Formation en Belgique
  • Photo en Zélande
  • Carrières de Belgique

Rester en contact

Restez informé de nos nouvelles formations et expéditions.

  • [email protected]
  • Contact
  • Nouveautés
  • Soutenir le projet
Mentions Légales·CGV·Confidentialité·

© 2026 AquaExposure. L'immortalisation éthique des abysses.

Sommaire
  • 01Comment fonctionne la photo-identification
  • 02Le principe : chaque animal a une signature
  • 03Ce que font les algorithmes de reconnaissance
  • 04Technique de prise de vue pour la photo-ID
  • 05L'angle qui compte pour chaque espèce
  • 06Résolution et netteté : les vraies exigences
  • 07Métadonnées : le contexte indispensable
  • 08Les bases de données à alimenter
  • 09MantaMatcher : pour les raies manta
  • 010Wildbook : pour les requins-baleines
  • 011HappyWhale : pour les cétacés
  • 012Résultats concrets : ce que vos photos ont permis
ETHIQUE 9 minBenjamin Coste

Photo-identification en plongée : comment vos clichés identifient les animaux marins

Photo-ID marine : chaque plongée devient contribution scientifique. MantaMatcher, Wildbook, HappyWhale identifient raies manta, requins-baleines et cétacés.

La photo-identification marine transforme chaque plongée en contribution scientifique directe. En photographiant le ventre d'une raie manta, la nageoire caudale d'une baleine ou les taches d'un requin-baleine avec la bonne technique, vous alimentez des bases de données mondiales qui suivent les individus, cartographient les migrations et mesurent les populations.

En 2018, lors d'une plongée aux Maldives près de Hanifaru Bay, j'ai photographié une raie manta depuis le bas, en remontant légèrement vers la surface pour avoir le ventre net dans le cadre. Je ne savais pas encore vraiment pourquoi je prenais cet angle plutôt qu'un autre : l'instinct du photographe, je suppose, ce pattern de taches qui semblait unique. De retour à l'hôtel, j'ai uploadé la photo sur MantaMatcher. Deux jours plus tard, j'ai reçu une notification : cette manta avait déjà été photographiée en 2014 et en 2016, la première fois au large de Timor-Est, la deuxième aux Maldives. Le même individu. Une vie documentée sur 4 ans et deux océans.

C'est là que j'ai compris ce que peut faire une photo bien cadrée.

Comment fonctionne la photo-identification

Le principe : chaque animal a une signature

La photo-identification repose sur un principe simple : certains marqueurs naturels sur les animaux marins sont uniques à chaque individu et stables dans le temps, comme les empreintes digitales pour les humains.

Pour les raies manta, c'est le pattern de taches sur le ventre (face ventrale). Ce motif ne change pas au fil des années et permet d'identifier chaque individu avec une précision remarquable.

Pour les requins-baleines, ce sont les taches blanches sur les flancs et le dos, organisées selon un pattern unique à chaque individu.

Pour les baleines à bosse, c'est la face inférieure de la nageoire caudale (fluke). La coloration, les bords irréguliers et les cicatrices forment une signature qui dure toute la vie de l'animal.

Pour les grands dauphins et certains cétacés, ce sont les entailles, cicatrices et formes des nageoires dorsales.

!Exemple de pattern ventral de raie manta (face inférieure), taches noires sur fond blanc formant une signature individuelle unique

Ce que font les algorithmes de reconnaissance

MantaMatcher, Wildbook et HappyWhale utilisent des algorithmes de vision par ordinateur pour comparer automatiquement votre photo avec les milliers d'individus déjà enregistrés dans leur base de données. Le processus ressemble à la reconnaissance faciale, appliqué aux patterns naturels.

Pour les mantas, l'algorithme analyse la position, la taille et la disposition relative des taches. Pour les baleines, il compare les bords de la nageoire caudale et les zones de pigmentation.

La comparaison prend de quelques secondes à quelques minutes selon la taille de la base de données. Le résultat vous indique si l'animal est connu (avec son historique), inconnu (premier enregistrement), ou si l'image n'est pas assez nette pour être analysée.

Technique de prise de vue pour la photo-ID

C'est là que le photographe fait vraiment la différence. Une photo techniquement correcte mais prise au mauvais angle est inutilisable pour l'identification.

L'angle qui compte pour chaque espèce

Pour une raie manta : photographiez depuis le bas, en remontant vers la surface. Vous devez voir clairement la face ventrale (ventre), pas le dos. La photo doit être aussi frontale que possible pour une comparaison algorithmique fiable. Évitez les angles obliques qui déforment le pattern.

Pour un requin-baleine : visez le flanc, de manière latérale, en cadrant juste derrière la pectorale jusqu'à la première nageoire dorsale. C'est la zone qui contient le pattern de taches le plus distinct et le plus utilisé par Wildbook.

Pour une baleine à bosse : attendez le moment de la plongée (quand la baleine descend la tête, la queue émerge). Cadrez la face inférieure de la fluke entièrement, le plus nettement possible. Les deux lobes doivent être visibles.

Pour les dauphins : la nageoire dorsale, photographiée de profil. Les entailles et la forme du bord de fuite sont les marqueurs clés.

Résolution et netteté : les vraies exigences

La résolution brute n'est pas le critère principal. Une photo de 8 mégapixels nette vaut mieux qu'une photo de 50 mégapixels floue.

Ce qui compte : la netteté des marqueurs distinctifs (les taches, les entailles, les bords de nageoire). Si ces zones sont floues à cause du mouvement ou d'un flou de mise au point, la photo sera rejetée par l'algorithme.

Pour y parvenir : une vitesse d'obturation d'au moins 1/160s en pleine eau (1/250s pour les requins rapides), un sujet dans la moitié centrale du cadre, et une lumière suffisante pour éviter les hauts ISO qui dégradent la netteté de fin de détails.

!Photographe en apnée cadrant le ventre d'une raie manta depuis le bas, angle idéal pour la soumission sur MantaMatcher

Métadonnées : le contexte indispensable

La photo seule ne suffit pas. Les données associées sont essentielles pour que votre contribution soit scientifiquement exploitable.

Lieu précis : le nom du site de plongée, l'île ou le mouillage, les coordonnées GPS si disponibles. Une précision au kilomètre est suffisante.

Date et heure : aussi précises que possible pour la reconstitution des mouvements migratoires.

Profondeur approximative : utile pour les études comportementales.

Nombre d'individus observés sur le site le même jour : cette information contextuelle aide les chercheurs à comprendre les habitudes grégaires.

Si votre caisson bloque le GPS (ce qui est courant), notez ces informations manuellement dans un carnet de plongée au moment de la remontée, avant qu'elles s'effacent de votre mémoire.

Les bases de données à alimenter

MantaMatcher : pour les raies manta

MantaMatcher (manta-matcher.org) est la référence mondiale pour le suivi des raies manta. Lancé en 2009, il contient aujourd'hui plus de 50 000 photos soumises par des plongeurs du monde entier et couvre toutes les espèces de mantas connues.

Créer un compte est gratuit. L'upload d'une photo est simple : vous choisissez l'espèce (Mobula alfredi pour la manta de récif, Mobula birostris pour la manta géante), vous uploadez l'image du ventre, vous renseignez lieu et date.

Le résultat arrive généralement en 24 à 48 heures. Si votre manta est connue, vous recevez son historique complet : où elle a été photographiée avant vous, à quelle date, par qui.

Pour des astuces de cadrage spécifiques aux mantas, l'article sur la photographie des raies manta et requins-baleines aux Maldives donne le contexte terrain.

Wildbook : pour les requins-baleines

Wildbook for Whale Sharks (whaleshark.org) fait pour les requins-baleines ce que MantaMatcher fait pour les mantas. Plus de 90 000 individus enregistrés dans plus de 70 pays.

L'angle de photo idéal : latéral, juste derrière la pectorale. L'algorithme de reconnaissance utilise la constellation de taches comme les astronomes utilisent les étoiles : chaque configuration est unique.

Wildbook alimentait aussi plusieurs recherches sur les patterns de migration de ces animaux. Des corridors de migration entre les Philippines, les Maldives et Djibouti ont été identifiés grâce aux soumissions de plongeurs amateurs.

HappyWhale : pour les cétacés

HappyWhale (happywhale.com) couvre principalement les baleines à bosse, les baleines bleues et les grands dauphins. L'interface est particulièrement bien faite : après soumission, vous pouvez voir sur une carte les déplacements de l'individu que vous avez photographié, s'il est déjà connu.

Des baleines à bosse ont ainsi été suivies sur plus de 15 000 kilomètres grâce à des photos soumises par des plongeurs et des passagers de bateaux.

Pour contribuer, la photo de la face inférieure de la fluke au moment de la plongée est la clé. La qualité n'a pas besoin d'être parfaite : les baleines ne restent généralement que quelques secondes en position de photo-ID.

Résultats concrets : ce que vos photos ont permis

Les chiffres que j'ai collectés en suivant ces plateformes depuis 2018 donnent une idée de l'impact réel.

MantaMatcher a permis de documenter des individus manta vivant plus de 40 ans (bien au-delà de ce qu'on estimait auparavant), d'identifier des corridors de migration entre la Micronésie et les Philippines, et de mesurer le déclin de certaines populations après des épisodes de surpêche ciblée.

Wildbook for Whale Sharks a confirmé que le même individu requin-baleine peut traverser l'Atlantique en moins de 6 mois, données qui ont influencé des négociations sur les zones de pêche protégées.

HappyWhale a aidé à cartographier les zones d'alimentation hivernales de baleines bleues dans l'Atlantique Nord, permettant de plaider pour des restrictions de trafic maritime dans ces corridors.

Ces résultats ne sont possibles que parce que des plongeurs amateurs ont soumis des photos avec les bonnes données. Pas des scientifiques avec des équipements spéciaux. Des gens comme vous, en plongée de loisir, avec un smartphone ou un compact en caisson.

!Carte de migration d'une raie manta individuelle documentée sur MantaMatcher entre les Maldives et Timor-Est, 4 ans de suivi grâce aux photos de plongeurs

La photo-ID est le pont le plus direct entre votre pratique photographique et la science marine. Elle s'intègre naturellement dans une approche plus large de la photographie sous-marine éthique, et elle complète les outils d'identification d'espèces par IA qui permettent de nommer ce que vous avez photographié.

Pour les destinations à fort potentiel de photo-ID, le blanchissement des récifs et la raréfaction de certaines espèces rendent ces contributions de plus en plus urgentes. L'article sur l'état des récifs en 2026 donne le contexte de ce que la science essaie de documenter.

Les tortues marines sont aussi des sujets de photo-ID potentiels : les écailles de la tête forment un pattern individuel unique. Plus d'informations dans l'article sur la photographie des tortues marines.


AquaExposure ne touche aucune commission d'affiliation sur les plateformes de science citoyenne citées dans cet article. La participation est gratuite sur toutes les plateformes mentionnées.

La formation photo sous-marine AquaExposure intègre un module sur la photo éthique et la contribution à la science citoyenne. Apprendre à bien photographier et à contribuer à la recherche : les deux vont ensemble.

Partager

/blog/photo-id-cetaces-poissons-contribuer-recherche

Sommaire

  • 01Comment fonctionne la photo-identification
  • 02Le principe : chaque animal a une signature
  • 03Ce que font les algorithmes de reconnaissance
  • 04Technique de prise de vue pour la photo-ID
  • 05L'angle qui compte pour chaque espèce
  • 06Résolution et netteté : les vraies exigences
  • 07Métadonnées : le contexte indispensable
  • 08Les bases de données à alimenter
  • 09MantaMatcher : pour les raies manta
  • 10Wildbook : pour les requins-baleines
  • 11HappyWhale : pour les cétacés
  • 12Résultats concrets : ce que vos photos ont permis

Questions sur le Journal

Comment soumettre une photo sur MantaMatcher ?

Créez un compte gratuit sur manta-matcher.org, puis uploadez une photo nette du ventre de la raie manta (pas le dos). Le système compare automatiquement les patterns de taches avec sa base de données. Vous recevez une notification si votre manta est déjà connue, avec son historique de rencontres.

Faut-il être scientifique pour contribuer à la photo-ID ?

Non. Les plateformes comme MantaMatcher, Wildbook et HappyWhale sont conçues pour les plongeurs et photographes amateurs. Il faut juste soumettre des photos de qualité suffisante (nettes, au bon angle), avec lieu et date. La validation est faite par les chercheurs.

Quelle résolution minimale pour une photo-ID valide ?

Pour MantaMatcher, une photo à partir de 8 mégapixels est généralement suffisante si l'image est nette. Ce n'est pas la résolution brute qui compte, c'est la netteté des marqueurs distinctifs (patterns de taches pour les mantas, taches blanches pour les requins-baleines).

HappyWhale reconnaît-il les dauphins ?

HappyWhale couvre principalement les cétacés à fanons (baleines à bosse, bleues, grises) et certains grands dauphins. Pour les petits dauphins (dauphin commun, grand dauphin), Flukebook est l'alternative spécialisée. La plateforme indique clairement quelles espèces sont couvertes.

Peut-on contribuer avec des photos de smartphone ?

Oui, si la photo est nette et montre clairement les marqueurs distinctifs. Un iPhone ou Samsung en caisson produit des résultats valides pour MantaMatcher. La qualité de composition compte plus que la taille du capteur.

Les métadonnées GPS sont-elles nécessaires ?

Non obligatoires, mais très utiles. Si votre appareil n'enregistre pas le GPS (la plupart des caissons bloquent le signal), notez manuellement le site de plongée et les coordonnées approximatives au moment de la soumission. La précision au kilomètre est suffisante pour la cartographie.

Wildbook fonctionne-t-il pour les requins de récif ?

Wildbook couvre principalement les requins-baleines (Wildbook for Whale Sharks) et les grands requins blancs (via d'autres instances Wildbook). Pour les requins de récif (requin de récif à pointes noires, requin gris de récif), des bases de données régionales existent selon les destinations.

Mes photos peuvent-elles vraiment faire une différence ?

Oui. HappyWhale a permis de suivre des migrations de baleines à bosse sur plus de 15 000 km grâce aux photos de plongeurs et de touristes. MantaMatcher a identifié des individus manta vivant plus de 40 ans et documenté des corridors de migration inconnus auparavant.

Articles dans la même catégorie

L'Encre #16 - Cheeca Rocks blanchit plus tôt qu'en 2023

L'Encre #16 - Cheeca Rocks blanchit plus tôt qu'en 2023

Reef Check et BioObs : deux protocoles accessibles aux photographes plongeurs

Reef Check et BioObs : deux protocoles accessibles aux photographes plongeurs

iNaturalist pour les plongeurs : contribuer à la science marine avec ses photos

iNaturalist pour les plongeurs : contribuer à la science marine avec ses photos