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Google Pixel 11 Pro XL en plongée photo : notre test 2026
Sommaire
  • 01Le verdict en résumé
  • 02L'optique : ce qui entre réellement dans le capteur
  • 03Le RAW : ce qui reste après le traitement
  • 04Le thermique : le vrai point faible
  • 05Le caisson : le vrai frein de cet appareil
  • 06Ce qu'il faut savoir avant d'acheter
  • 07Notre verdict
  • 08Questions fréquentes
Matériel 10 minBenjamin Coste

Google Pixel 11 Pro XL en plongée photo : notre test 2026

Test du Pixel 11 Pro XL en photo sous-marine lumière naturelle. Score AquaExposure 3.6/5, 168 points DXOMARK, et un vrai problème de caisson.

Il y a toujours un moment étrange, quand une nouvelle génération de smartphone sort, où les chiffres arrivent avant les images. Google a annoncé le Pixel 11 le 12 août 2026, DXOMARK a publié ses mesures le 21, et entre les deux tout le monde avait déjà un avis.

Ce qui m'intéresse ici est différent. Un plongeur qui envisage cet appareil ne se demande pas s'il est cinquième ou troisième au classement mondial. Il se demande si les fichiers qu'il ramènera d'une palanquée à quinze mètres, en lumière naturelle, tiendront la route au tirage.

Et cette question-là ne se règle pas avec un score global. Elle se règle en regardant ce que le capteur encaisse, ce que le RAW conserve, et surtout ce qui se passe quand on enferme le téléphone dans un caisson. C'est ce que ce test cherche à établir.

Le verdict en résumé

Score global : 3.6/5

CritèreScoreCe que ça veut dire
Optique et capteur3.3/5Un très bon capteur principal, mais des données constructeur incomplètes sur la macro et la rafale
RAW et couleur3.8/5RAW natif, applications professionnelles disponibles, colorimétrie sans partenariat optique
Stockage3.8/5256 Go minimum, USB-C 3.2 rapide, aucune carte mémoire
Thermique2.8/5Aluminium plus chambre à vapeur, la combinaison la plus favorable à la buée en caisson
Batterie4.0/55115 mAh et 1000 cycles documentés, largement de quoi tenir la journée
Autofocus4.5/5PDAF multizone, laser d'assistance, focus peaking accessible par application tierce
Caisson2.0/5Aucun caisson dédié, une seule voie universelle possible

Cet appareil est fait pour : le plongeur qui photographie surtout en fixe, sur récif, et qui accepte de passer par un caisson universel.

Cet appareil n'est pas idéal pour : celui qui filme beaucoup et qui bascule souvent sur le téléobjectif, où les mesures s'effondrent.

L'optique : ce qui entre réellement dans le capteur

Le capteur principal passe à 50 mégapixels sur une surface de 1/1,3 pouce, avec une ouverture de f/1.68. En clair, il laisse entrer plus de lumière que la génération précédente, ce qui compte énormément à quinze mètres où il ne reste déjà plus grand-chose du spectre rouge.

L'ultra grand-angle de 48 mégapixels ouvre à f/1.7 et dispose de l'autofocus, avec un mode Macro Focus. C'est le module qu'un plongeur utilisera le plus, parce que sous l'eau on ne cadre jamais assez près.

Le téléobjectif périscope de 48 mégapixels en 1/1,95 pouce ferme à f/2.8. Sur le papier c'est le module le plus faible en luminosité, et c'est cohérent avec ce que mesure DXOMARK.

[!NOTE] Pour aller plus loin Capteur principal 50 MP Octa PD, 1/1,3 pouce, f/1.68, champ de 82 degrés, stabilisation optique et électronique. Ultra grand-angle 48 MP Quad PD, 1/2,51 pouce, f/1.7, 123 degrés, autofocus. Téléobjectif 48 MP Quad PD, 1/1,95 pouce, f/2.8, zoom optique 5x. Autofocus laser multizone. Puce Tensor G6. Le score B1 de 3,3 est tiré vers le bas par quatre critères que Google ne documente pas : la plage ISO native, la distance minimale de mise au point réelle du module macro, la vitesse de rafale avec profondeur de buffer RAW, et la latence du déclencheur. Ces quatre points reçoivent la note neutre de 3, faute de source. Un score incertain vaut mieux qu'un score inventé.

Le RAW : ce qui reste après le traitement

C'est ici que le Pixel garde une avance réelle. Le RAW est natif dans l'application appareil photo, sans bricolage, sans application tierce obligatoire. Pour un plongeur qui veut récupérer les rouges en post-traitement, c'est la fondation de tout le reste.

Au-delà du natif, le Pixel est explicitement supporté par Blackmagic Camera côté Android, et MotionCam Pro fonctionne également. Ces deux applications donnent accès à la balance des blancs manuelle verrouillable, qui est probablement le réglage le plus important en vidéo sous-marine.

Pourquoi ? Parce que l'automatique passe son temps à chercher pendant qu'on panote du récif vers le bleu, et que le résultat pulse d'une teinte à l'autre. Une balance verrouillée à la profondeur de tournage donne une base stable à étalonner.

[!NOTE] Pour aller plus loin RAW natif noté 5. Profondeur de bits non documentée par Google, notée 3 par défaut. Codec maximum en H.265 10-bit HDR, sans profil Log natif, noté 4. Applications tierces professionnelles disponibles et stables, noté 4,5. Colorimétrie : ISP propriétaire Tensor, sans partenariat optique de type Zeiss, Leica ou Hasselblad, noté 3. Score B2 : 3,8. C'est le bloc le plus lourd du barème avec 25 % du total, et c'est ce qui sauve la note globale de cet appareil.

Le thermique : le vrai point faible

Il faut être direct sur ce point, parce qu'il coûte cher en pratique. Le Pixel 11 Pro XL combine un châssis aluminium et une chambre à vapeur, ce que Google met en avant comme un argument de performance.

En caisson, cette combinaison joue contre vous. L'aluminium conduit très bien la chaleur, la chambre à vapeur la répartit vers la surface du téléphone, et cette chaleur part directement dans l'air emprisonné entre le téléphone et la vitre du caisson.

Résultat : au moment de la descente, quand l'eau refroidit brutalement la vitre extérieure pendant que le téléphone continue de chauffer, l'humidité de cet air se condense sur la face interne. C'est le mécanisme classique de la buée, et il est mécanique, pas anecdotique. Nous l'avons détaillé dans notre article sur la surchauffe et la buée en caisson sous-marin.

En eau tropicale au-dessus de 25 degrés, le risque reste gérable. En eau froide sous 15 degrés, il devient le premier facteur d'échec de la plongée.

Le caisson : le vrai frein de cet appareil

Voilà le point qui change tout, et il n'a rien à voir avec la qualité du téléphone.

À la date de ce test, aucun adaptateur DiveVolk n'existe pour le Pixel 11. Les listes de compatibilité SeaTouch 4 Max Plus et Platinum s'arrêtent à la génération Pixel 10, souvent en rupture, et couvrent surtout les Pixel 9. Le tactile intégral, qui est l'argument principal de l'écosystème DiveVolk que nous avons comparé dans notre guide SeaTouch 4 Max ou Platinum, n'est donc pas accessible aujourd'hui.

Il reste une voie, et elle est réelle. Le Kraken KRH08 V2 est un caisson universel en aluminium, certifié 85 mètres, qui accepte les téléphones jusqu'à 174,4 x 81,3 x 8,8 mm. Le Pixel 11 Pro XL mesure 162,7 x 76,5 x 8,5 mm. Il entre.

Ce n'est pas la même expérience. Kraken fonctionne par boutons physiques via Bluetooth et son application maison, pas par contact tactile. On perd la liberté de basculer d'application sous l'eau, on gagne un port optique en verre, un système de vide pour tester l'étanchéité avant la mise à l'eau, et une batterie interne qui recharge le téléphone pendant la plongée.

Ce qu'il faut savoir avant d'acheter

Caissons disponibles. Kraken KRH08 V2, 85 mètres, boutons physiques Bluetooth, environ 399 dollars. Kraken KRH07 V2 Pro, même base avec capteurs de profondeur et température, environ 499 dollars. Aucun caisson DiveVolk à ce jour, et aucune communication du fabricant sur un adaptateur Pixel 11.

Workflow terrain. Le modèle de base démarre à 256 Go sans carte mémoire, ce qui est le vrai sujet. Une journée de trois plongées en RAW plus vidéo 4K consomme facilement 60 à 90 Go. Sur 256 Go partagés avec le système et les applications, la marge fond vite. L'USB-C 3.2 permet de vider vers un SSD entre deux plongées, et c'est la seule parade, faute de slot mémoire.

Points de vigilance. La buée en eau froide, traitée plus haut. L'absence de profil Log natif, qui oblige à passer par MotionCam Pro pour tirer le maximum de la vidéo. Et le fait que le téléobjectif, excellent en photo, s'effondre à 119 points en vidéo selon DXOMARK contre 140 pour le meilleur mesuré.

Tarifs. Prix de lancement annoncé par Google le 12 août 2026 à 1299 dollars pour le Pixel 11 Pro XL en 256 Go. Les relevés en euros sur le marché européen n'étaient pas encore stabilisés à la date de rédaction, et nous préférons ne pas donner une conversion approximative plutôt qu'un prix vérifié.

Occasion. Trop tôt. L'appareil est en boutique depuis le 20 août 2026. Pour un usage strictement dédié à la plongée, le Pixel 10 Pro XL que nous avons testé reste une option plus sage, et surtout mieux servie côté caisson.

Notre verdict

Ce téléphone photographie très bien. C'est même, à l'heure où j'écris, le meilleur capteur photo qu'on puisse acheter dans un circuit de distribution européen classique.

Mais un appareil photo sous-marin n'est pas un capteur, c'est un système. Et ce système-là est incomplet : pas d'adaptateur tactile, un châssis qui favorise la buée, et une vidéo en retrait dès qu'on quitte le module principal.

Si vous photographiez en fixe, sur récif, en eau chaude, et que le caisson à boutons ne vous dérange pas, foncez. Si vous filmez, ou si vous plongez en eau froide, attendez. Soit que DiveVolk sorte son adaptateur, soit qu'un test en conditions réelles confirme le comportement thermique. Nous n'avons pas plongé avec cet appareil, et je ne vais pas prétendre le contraire.

Questions fréquentes

Le Google Pixel 11 Pro XL est-il bon pour la photographie sous-marine ? Avec un score de 3.6/5 au barème AquaExposure, il est excellent en photo fixe et nettement plus faible en vidéo sur les focales secondaires. Le vrai frein n'est pas l'appareil, c'est l'absence d'adaptateur de caisson à ce jour.

Quel caisson pour le Google Pixel 11 Pro XL en plongée ? Aucun adaptateur DiveVolk n'existe à la date de ce test. La seule voie réelle est le caisson universel Kraken KRH08 V2, certifié 85 mètres, dont la fenêtre dimensionnelle accepte les 162,7 x 76,5 x 8,5 mm du Pixel 11 Pro XL.

Le Pixel 11 Pro XL fait-il du RAW en plongée ? Oui, en natif dans l'application appareil photo. MotionCam Pro et Blackmagic Camera sont également disponibles et donnent accès à la balance des blancs manuelle verrouillable.

Quelle autonomie pour une journée de 3 plongées ? Les 5115 mAh tiennent largement trois plongées écran éteint entre les immersions. Le point de vigilance est le froid, pas la capacité.

Le score DXOMARK de 168 points veut-il dire que c'est le meilleur pour la plongée ? Non. Le 168 recouvre un écart important entre 171 en photo et 162 en vidéo, avec un téléobjectif vidéo à 119 points. C'est exactement le régime d'usage d'un plongeur qui filme large puis bascule sur le télé.


Choisir un appareil est une chose, savoir cadrer une rencontre en lumière naturelle sans faire fuir l'animal en est une autre. C'est ce que nous enseignons dans la formation AquaExposure.

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Sommaire

  • 01Le verdict en résumé
  • 02L'optique : ce qui entre réellement dans le capteur
  • 03Le RAW : ce qui reste après le traitement
  • 04Le thermique : le vrai point faible
  • 05Le caisson : le vrai frein de cet appareil
  • 06Ce qu'il faut savoir avant d'acheter
  • 07Notre verdict
  • 08Questions fréquentes

Questions sur le Journal

Le Google Pixel 11 Pro XL est-il bon pour la photographie sous-marine ?

Avec un score de 3.6/5 au barème AquaExposure, le Pixel 11 Pro XL est excellent en photo fixe et nettement plus faible en vidéo sur les focales secondaires. Son capteur principal 50MP en 1/1.3 pouce et son RAW natif en font un très bon outil de photo de récif. Le vrai frein n'est pas l'appareil, c'est l'absence d'adaptateur de caisson à ce jour.

Quel caisson pour le Google Pixel 11 Pro XL en plongée ?

Aucun adaptateur DiveVolk n'existe pour le Pixel 11 à la date de ce test, les listes de compatibilité SeaTouch s'arrêtant à la génération Pixel 10. La seule voie réelle aujourd'hui est le caisson universel Kraken KRH08 V2, certifié 85 mètres, dont la fenêtre dimensionnelle de 174,4 x 81,3 x 8,8 mm accepte les 162,7 x 76,5 x 8,5 mm du Pixel 11 Pro XL.

Le Pixel 11 Pro XL fait-il du RAW en plongée ?

Oui, le RAW est natif dans l'application appareil photo, sans passer par une application tierce. Pour la vidéo, MotionCam Pro et Blackmagic Camera sont tous les deux disponibles sur Pixel et donnent accès à la balance des blancs manuelle verrouillable, ce que l'application native ne propose pas.

Quelle autonomie pour une journée de 3 plongées avec le Pixel 11 Pro XL ?

La batterie de 5115 mAh tient largement trois plongées si l'écran reste éteint entre les immersions. Le point de vigilance n'est pas la capacité mais le froid, qui fait chuter le rendement de toute cellule lithium-ion. En eau tempérée, prévoir une batterie externe pour la pause déjeuner.

Le score DXOMARK de 168 points veut-il dire que c'est le meilleur pour la plongée ?

Non. Le 168 est une mesure en laboratoire, et il recouvre un écart énorme entre un score photo de 171 et un score vidéo de 162. Le téléobjectif en vidéo tombe à 119 points. Un plongeur qui filme au grand-angle puis bascule sur le télé pour un sujet lointain se retrouve précisément dans le régime d'usage le plus faible de cet appareil.