
Test du Nothing Phone 2 pour la photo sous-marine en lumière naturelle. Score AquaExposure 2.9/5, verdict, caissons disponibles. Lire avant d'acheter.
Quand on parle de photographie sous-marine avec un smartphone, on cherche toujours le bon équilibre. Le Nothing Phone 2, avec son design unique et sa promesse d'une expérience Android épurée, a attiré notre attention. Mais sous l'eau, loin des lumières de la ville, est-ce qu'il tient la route ? On ne se fie pas aux fiches marketing. On va voir ce que ce téléphone a vraiment dans le ventre pour capturer la vie marine en lumière naturelle. Ce test est là pour vous donner une vision claire, sans fioritures, de ses capacités réelles une fois immergé.
Score global : 2.9/5
| Critère | Score | Ce que ça veut dire |
|---|---|---|
| Optique & capteur | 3.2/5 | Un capteur principal solide, mais l'ultra grand-angle est en retrait. |
| RAW & couleur | 3.1/5 | Le RAW est là, c'est un vrai plus, mais la colorimétrie manque de finesse. |
| Stockage & transfert | 2.7/5 | Le stockage est bon, mais le transfert des fichiers est lent. |
| Thermique & condensation | 2.0/5 | Le dos en verre et le processeur puissant posent des défis sous l'eau. |
| Batterie | 2.8/5 | Une capacité correcte, mais l'autonomie peut être un souci en conditions réelles. |
| Autofocus sous-marin | 3.0/5 | L'autofocus est fonctionnel, mais sans les technologies avancées pour l'eau trouble. |
| Caisson | 0.0/5 | L'absence de caisson dédié est un vrai problème pour la fiabilité. |
Profil idéal : Le Nothing Phone 2 est pour le plongeur occasionnel qui veut s'initier à la photo sous-marine sans investir lourdement. Il demande des compromis, mais peut offrir de bons résultats avec de la patience et une bonne maîtrise de la lumière naturelle.
Le Nothing Phone 2 mise sur un capteur principal Sony IMX890 de 50 MP. C'est un capteur de taille respectable (1/1.56") avec une ouverture de f/1.88. En lumière naturelle, ça aide à capter la lumière même à quelques mètres de profondeur. La stabilisation optique (OIS) est présente, ce qui est un bon point pour éviter les flous de bougé. L'ultra grand-angle, lui, utilise un capteur Samsung JN1 de 50 MP (1/2.76") avec une ouverture de f/2.2. Il est plus petit et moins performant, mais il a l'avantage de pouvoir faire de la macro à 4 cm, ce qui est intéressant pour les petits sujets.
Pour aller plus loin : Le capteur principal Sony IMX890 (1/1.56", 1.0µm pixels) est un choix solide. L'ultra grand-angle Samsung JN1 (1/2.76", 0.64µm pixels) est plus modeste. La stabilisation est OIS+EIS. La plage ISO native n'est pas clairement documentée pour des performances optimales en faible lumière.
Le vrai sujet pour la photo sous-marine, c'est le RAW. Le Nothing Phone 2 propose bien un mode RAW (DNG) via son mode Expert. C'est un atout majeur pour corriger la dominante bleue inévitable sous l'eau. La profondeur de bits n'est pas spécifiée, mais on peut s'attendre à du 10 ou 12 bits, ce qui est suffisant pour un bon post-traitement. Par contre, la balance des blancs manuelle en vidéo ne semble pas offrir de verrouillage Kelvin précis, ce qui complique la tâche pour des rendus couleurs constants. Il n'y a pas de codec vidéo avancé comme le Log ou le ProRes, ni de partenariat avec des marques de colorimétrie reconnues. On est sur un traitement générique.
Pour aller plus loin : Le format RAW DNG est disponible. La profondeur de bits est estimée à 10-12 bits. La balance des blancs manuelle en vidéo n'inclut pas de verrouillage Kelvin. Les codecs vidéo sont H.264/H.265. Pas de profil colorimétrique spécifique ou de partenariat.
Avec des options de stockage allant jusqu'à 512 Go, le Nothing Phone 2 offre une capacité confortable pour une journée de plongée. Le point clé, c'est qu'il n'y a pas de slot pour carte mémoire externe. Une fois le stockage plein, il faut transférer. Et là, le bât blesse. Le port USB Type-C est en version 2.0, ce qui signifie des débits de transfert très lents (480 Mbps). Vider une carte pleine de fichiers RAW et vidéo peut prendre un temps fou, surtout si vous êtes sur un bateau entre deux plongées. C'est un vrai frein pour un workflow efficace.
Pour aller plus loin : Stockage interne jusqu'à 512 Go, sans extension microSD. Connecteur USB Type-C 2.0 (480 Mbps). Le transfert de gros volumes de données est lent.
Le Nothing Phone 2 est construit avec un dos en verre et un cadre en aluminium. C'est élégant, mais sous l'eau, ça peut être un problème. Ces matériaux sont de bons conducteurs thermiques. Le processeur Snapdragon 8+ Gen 1 est puissant, mais il chauffe. Dans un caisson étanche, cette chaleur est piégée, ce qui peut entraîner une surchauffe rapide du téléphone et, plus grave, de la condensation à l'intérieur du caisson, brouillant vos photos. Des utilisateurs ont déjà signalé des problèmes de chauffe en usage normal. En eau froide, le choc thermique entre le téléphone chaud et l'eau froide augmente encore ce risque. C'est un point de vigilance majeur.
Pour aller plus loin : Châssis en aluminium et verre. Processeur Snapdragon 8+ Gen 1. Risque de surchauffe et de condensation élevé en milieu sous-marin, surtout en eau froide. Résistance IP54 (éclaboussures), pas de certification choc.
La batterie du Nothing Phone 2 a une capacité de 4700 mAh. Sur le papier, c'est correct. Mais en plongée, l'utilisation intensive de l'écran, du capteur et du processeur pour la photo et la vidéo consomme beaucoup. Des retours d'utilisateurs mentionnent une autonomie inconstante et une décharge rapide. Pour une journée avec plusieurs plongées, il faudra être vigilant et probablement prévoir des recharges entre les immersions. La chimie de la batterie n'est pas spécifiée comme étant de nouvelle génération (Si-C ou semi-solide) et les cycles de vie ne sont pas documentés pour des performances durables en conditions extrêmes.
Pour aller plus loin : Batterie Li-Ion 4700 mAh. Pas de chimie avancée documentée. Autonomie variable selon l'usage, avec des rapports de décharge rapide. Cycles de vie non documentés.
L'autofocus du Nothing Phone 2 repose sur la technologie PDAF (Phase Detection Autofocus) pour le capteur principal et l'ultra grand-angle. C'est une technologie efficace en surface. Sous l'eau, en lumière naturelle, elle fonctionne, mais elle est moins performante que des systèmes avec LiDAR ou ToF, qui mesurent physiquement la distance et sont plus fiables en eau trouble ou avec peu de contraste. Il n'y a pas de mention de Focus Peaking, une aide précieuse pour la mise au point manuelle. L'ultra grand-angle a l'avantage de pouvoir faire la mise au point à 4 cm, ce qui est un plus pour la macro, mais sans une aide visuelle claire, c'est plus difficile à maîtriser.
Pour aller plus loin : Autofocus PDAF sur les deux capteurs. Pas de LiDAR ou ToF. Pas de Focus Peaking documenté. L'ultra grand-angle a une distance minimale de mise au point de 4 cm.
Le point le plus faible du Nothing Phone 2 pour la plongée, c'est l'absence de caisson dédié. Un caisson sur mesure garantit une étanchéité parfaite et un accès ergonomique aux commandes. Sans cela, vous êtes contraint d'utiliser des caissons universels. Ces derniers sont moins fiables, souvent plus encombrants, et l'accès aux fonctions du téléphone est limité (souvent via des boutons génériques ou des membranes tactiles peu précises). C'est un risque que l'on ne peut pas ignorer en milieu sous-marin. Le manque de support spécifique pour cet appareil est un vrai frein pour toute utilisation sérieuse en plongée.
Pour aller plus loin : Aucun caisson rigide dédié n'est disponible pour le Nothing Phone 2. Nécessite l'utilisation de caissons universels, avec les limitations associées en termes de fiabilité et d'ergonomie.
Comme on l'a vu, il n'y a pas de caisson rigide dédié au Nothing Phone 2. Votre seule option, c'est de vous tourner vers des caissons universels. Des marques comme Divevolk proposent des solutions qui s'adaptent à de nombreux smartphones. Mais attention, vérifiez toujours la compatibilité des dimensions et, surtout, comment vous allez interagir avec l'écran sous l'eau. Les systèmes à membrane tactile ou à boutons génériques sont souvent moins intuitifs que les accès directs ou les systèmes SeaTouch.
Le Nothing Phone 2 peut être utilisé pour la photo sous-marine, mais il faut adapter votre façon de travailler. La lenteur du transfert USB 2.0 signifie que vous ne pourrez pas vider rapidement votre téléphone entre les plongées si vous avez beaucoup de fichiers RAW et vidéo. Prévoyez de le faire le soir, à l'hôtel. La gestion thermique est aussi un point de vigilance. Évitez les sessions trop longues, surtout en eau chaude, pour limiter les risques de surchauffe et de condensation. Pensez à désactiver le Wi-Fi, le Bluetooth et les données mobiles une fois sous l'eau pour économiser la batterie et réduire la chauffe.
Le Nothing Phone 2 n'est pas conçu pour la plongée. Son IP54 le protège des éclaboussures, pas de l'immersion. Le risque de surchauffe est réel, surtout si vous filmez en 4K. L'absence de caisson dédié est un vrai problème de fiabilité. Si vous tenez à votre téléphone et à vos souvenirs, ce n'est pas un détail. La qualité de l'autofocus, bien que correcte, ne rivalise pas avec des appareils dotés de technologies plus avancées pour l'environnement sous-marin. Le manque de verrouillage Kelvin en vidéo est aussi une limitation pour ceux qui cherchent une colorimétrie précise.
Le Nothing Phone 2 se positionne dans le milieu de gamme supérieur. Son prix neuf est autour de 550-600 EUR. À ce prix, il faut bien peser le pour et le contre. Si votre budget est limité et que vous êtes prêt à faire des compromis, il peut être une porte d'entrée. Mais si la photo sous-marine est une passion sérieuse, il existe des options plus adaptées, même si elles sont plus chères. L'occasion peut être une piste si vous cherchez un appareil dédié uniquement à la plongée, mais les risques liés à l'étanchéité et à la durée de vie restent les mêmes.
Le Nothing Phone 2 est un téléphone intéressant en surface, avec un design qui ne laisse pas indifférent. Sous l'eau, c'est une autre histoire. Il a des atouts, comme son capteur principal et la possibilité de shooter en RAW, ce qui est un vrai plus pour la post-production. Mais ses limitations sont importantes : l'USB 2.0, la gestion thermique délicate, et surtout, l'absence de caisson dédié. C'est un appareil qui demande des compromis et une vigilance constante. Pour un plongeur occasionnel qui veut s'amuser et apprendre, pourquoi pas. Mais pour une pratique régulière et exigeante, il faudra regarder ailleurs. Le vrai sujet en plongée, c'est la fiabilité et la performance dans des conditions extrêmes, et sur ces points, le Nothing Phone 2 montre ses limites.
Oui, absolument. Avec son chassis conducteur en aluminium, le risque de condensation en eau froide (sous 15 degres C) est important. L'utilisation d'un traitement anti-buee (sachet de silice ou inserts) dans le caisson est obligatoire avant chaque plongee. > Pour aller plus loin : Surchauffe et buee du smartphone sous l'eau : la physique du caisson -- mecanique thermique, point de rosee et protocole gel silice expliques.
Le port filaire de cet appareil est limite a la norme USB 2.0 (environ 35-40 Mo/s). Pour vider rapidement vos fichiers RAW ou vos clips video, privilegiez le transfert sans fil rapide de l'ecosysteme (AirDrop sur iOS, Quick Share sur Android) ou l'extraction de la carte memoire si le caisson le permet.
Vous avez le Nothing Phone 2 et vous voulez maîtriser la photo sous-marine ? C'est possible ! Rejoignez nos formations AquaExposure pour apprendre les techniques de composition, de gestion de la lumière naturelle et de post-traitement adaptées à votre équipement. Que vous soyez débutant ou que vous cherchiez à affiner vos compétences, nos cours vous donneront les clés pour sublimer vos clichés sous-marins. Visitez notre LMS pour en savoir plus.
Le Nothing Phone 2 offre des performances correctes pour la photo sous-marine en lumière naturelle, surtout avec son capteur principal. Son mode RAW est un atout. Cependant, des limitations comme l'USB 2.0 et l'absence de caisson dédié freinent son potentiel. C'est un choix acceptable pour débuter, mais pas pour les exigences avancées.
Actuellement, il n'existe pas de caisson rigide dédié spécifiquement au Nothing Phone 2. Vous devrez vous tourner vers des caissons universels, comme ceux de Divevolk, qui s'adaptent à une large gamme de smartphones. Vérifiez bien la compatibilité des dimensions et des commandes avant l'achat.
Oui, le Nothing Phone 2 permet de capturer des images au format RAW (DNG) via son mode Expert. C'est un point clé pour la post-production en photographie sous-marine, offrant une plus grande flexibilité pour corriger la balance des blancs et les couleurs après la plongée.
Avec sa batterie de 4700 mAh, le Nothing Phone 2 peut tenir une journée de 3 plongées si vous gérez bien son utilisation. Désactivez les fonctions non nécessaires, utilisez le mode avion entre les plongées. La surchauffe peut aussi impacter l'autonomie. Prévoyez une batterie externe pour recharger en surface.