
Le Nothing Phone (3) en plongée : IP68 confirmé, triple capteur 50 MP, DNG 12-bit. Score détaillé B1-B7 pour la photo sous-marine lumière naturelle.
Nothing est une marque qui a construit sa réputation sur la transparence. Littéralement : le dos du téléphone laisse voir les composants, et la communication de la marque évite les superlatifs creux. Quand on pose la question de savoir si ce téléphone peut descendre sous l'eau, on attend la même honnêteté.
La bonne nouvelle : le Nothing Phone (3) est certifié IP68. Il peut être immergé à 1,5 m pendant 30 minutes. Ce n'est pas un téléphone de plongée profonde, mais c'est une base réelle pour travailler avec un caisson universel.
La moins bonne : la marque n'est pas encore dans le radar des fabricants de caissons dédiés. Pas de Nauticam, pas de Fantasea. La seule option sérieuse reste le caisson universel.
Ce test passe le Nothing Phone (3) à travers nos 7 critères de photo sous-marine en lumière naturelle. Les scores sont calculés avec notre grille B1-B7. Pour comparer avec d'autres smartphones, consultez notre comparatif smartphones photo sous-marine 2026.
| Critère | Poids | Score | Note |
|---|---|---|---|
| B1 Optique | 20% | 3.5/5 | Bon capteur principal, ISP générique |
| B2 RAW / colorimétrie | 25% | 3.8/5 | DNG 12-bit + MotionCam Pro |
| B3 Stockage | 15% | 2.5/5 | USB-C 2.0 : goulot critique |
| B4 Thermique | 15% | 3.0/5 | Passif, sessions longues à surveiller |
| B5 Batterie | 10% | 4.0/5 | 5150 mAh, charge 65W |
| B6 Autofocus | 10% | 3.5/5 | PDAF fiable, pas de LiDAR |
| B7 Caisson | 5% | 3.0/5 | IP68 + Divevolk universel |
Score global : 3.4/5
Fait pour : snorkeling, plongée légère en lumière naturelle, workflow RAW DNG avec MotionCam Pro.
Pas idéal pour : transferts rapides de gros volumes RAW, plongées profondes sans caisson dédié, sessions longues sous charge continue.
Le capteur principal de 50 MP en 1/1.3" avec ouverture f/1.7 et OIS est honnêtement bon pour un smartphone milieu-haut de gamme. Sous l'eau en lumière naturelle, la taille du capteur fait une vraie différence : plus de lumière captée, moins de bruit sur les ombres.
Le téléobjectif périscopique 3x (1/2.75", f/2.7) ajoute de la flexibilité pour les sujets éloignés. L'ultra grand-angle (114°, f/2.2) couvre bien les grandes scènes récifales. La distance de mise au point minimale se situe autour de 8-10 cm : pas de macro native.
L'ISP Qualcomm Snapdragon 8s Gen 4 est générique, sans partenariat optique (pas de Hasselblad, pas de Leica). La colorimétrie de base est contrastée, ce qui se corrige en RAW mais impose un vrai travail en post-traitement pour retrouver les couleurs fidèles du monde sous-marin.
Trois composantes, trois réalités distinctes.
B2a - RAW natif (4/5). Le mode Pro natif de Nothing OS produit des DNG 12 bits avec balance des blancs ajustable en Kelvin. C'est le minimum nécessaire pour un travail sérieux en photo sous-marine : la balance des blancs automatique est systématiquement fausse sous l'eau, et le réglage manuel en Kelvin avant l'immersion est indispensable.
B2b - MotionCam Pro (4.5/5). Android avec GMS complet = MotionCam Pro disponible. Cette application débloque le flux capteur brut, le focus peaking, et le RAW vidéo. Pour la photo sous-marine en lumière naturelle, c'est un outil de référence qui transforme un bon smartphone en outil sérieux.
B2c - Color science (3/5). L'ISP Qualcomm sans partenariat optique livre un profil assez contrasté et une tendance au haze (voile légèrement doux) sur le téléobjectif en conditions difficiles. En RAW, tout se corrige. En JPEG direct, les rendus sous-marins demandent du recul.
La combinaison DNG 12-bit + MotionCam Pro place le Nothing Phone (3) dans une bonne position pour le workflow lumière naturelle. La faiblesse est la color science de base, pas le format de sortie.
C'est ici que le Nothing Phone (3) déçoit le plus pour un usage photo intensif.
Le stockage interne en UFS 4.0 est excellent sur le papier : 256 Go ou 512 Go, lecture/écriture ultra-rapides. Mais le port USB-C est en norme 2.0, ce qui plafonne les débits réels à environ 40 Mo/s en transfert filaire. Pour vider une session RAW de 200 fichiers DNG, le calcul est simple et douloureux.
Pas de slot microSD non plus : pas d'alternative rapide sur le terrain.
Prévoir systématiquement le transfert via Wi-Fi ou cloud après la plongée. Le câble USB est une option de dernier recours pour ce téléphone, pas un workflow.
Le Snapdragon 8s Gen 4 est un chipset performant, mais le Nothing Phone (3) n'intègre pas de chambre à vapeur active dédiée aux sessions prolongées. Le refroidissement est passif.
En pratique, une session d'enregistrement vidéo 4K prolongée (plus de 20-30 minutes consécutives) peut générer du throttling thermique. Pour la photo en rafale courte ou les sessions mixtes, ce n'est pas un problème réel.
Sous l'eau, l'eau froide aide naturellement à dissiper la chaleur. Un avantage contextuel non négligeable pour les plongées en eau tempérée.
Pour la plongée photo classique (rafales courtes, alternance pause/shoot), la thermique est maîtrisée. Pour du timelapse vidéo sous-marin prolongé, surveiller la température en surface avant d'immerger.
5150 mAh avec chimie silicium-carbone (Si/C) : c'est une bonne batterie. Les tests GSMArena indiquent une endurance de presque 13 heures en usage actif. La charge rapide à 65W (de 1% à 100% en 54 minutes) est un vrai avantage logistique entre deux plongées.
Le comportement en eau froide (sous 10°C) suit la règle universelle des batteries Li-Ion : prévoir une baisse de 15 à 20% de l'autonomie disponible. Ce n'est pas propre à Nothing, c'est la physique.
Les 1400 cycles garantis avant dégradation notable (certification EU) sont un bon indicateur de durabilité pour un usage régulier sur plusieurs saisons.
Pour une journée de plongée photo (deux plongées + traitement de surface), la batterie tient sans recharge. C'est l'un des points forts de cet appareil.
Le PDAF (Phase Detection AutoFocus) équipe le capteur principal et le téléobjectif périscopique. C'est fiable en conditions normales, avec un suivi de sujet convenable.
Deux limites pour l'usage sous-marin : pas de LiDAR (pas de mise au point assistée par profondeur), et une latence de déclencheur estimée à 150-200 ms en basse lumière. Pour les sujets lents (nudibranches, coraux, poissons posés), ça passe. Pour les sujets rapides, il faut anticiper.
L'absence de focus peaking natif est compensée par MotionCam Pro, qui l'intègre directement dans son interface manuelle.
Le PDAF du Nothing Phone (3) est adapté à la majorité des sujets de plongée en lumière naturelle. Il montre ses limites sur les petits sujets en déplacement rapide ou en très faible luminosité.
Le Nothing Phone (3) est certifié IP68 (immersion jusqu'à 1,5 m pendant 30 minutes). C'est une base solide pour un usage en caisson universel.
Aucun fabricant de caissons dédiés (Nauticam, Fantasea, Ikelite) ne propose aujourd'hui de boîtier spécifique pour ce modèle. Les solutions disponibles sont universelles : le Divevolk SeaTouch 4 Max (membrane tactile, accès à l'écran sous l'eau) est la recommandation principale. Les caissons mécaniques type Kraken Sports fonctionnent, avec la contrainte d'alignement optique.
La certification IP68 protège contre les infiltrations accidentelles, pas contre les pressions répétées de plongées profondes sans caisson. Avec un caisson universel bien adapté, la plongée jusqu'à 20-30 m est réaliste.
L'interface Glyph Matrix (489 LED sur le dos du téléphone) est inaccessible et inutile sous l'eau. Ce n'est pas une perte fonctionnelle pour la photographie sous-marine : c'est juste une caractéristique de surface.
IP68 signifie que le téléphone survive à une immersion accidentelle dans un mètre et demi d'eau pendant une demi-heure. Ce n'est pas une invitation à plonger nu. Pour toute plongée avec bouteille, un caisson est obligatoire : il protège à la fois du courant d'eau sous pression et des chocs mécaniques.
Pour le snorkeling en surface, l'IP68 offre une marge de sécurité acceptable si vous restez près de la surface. Dès que vous descendez au-delà de 2-3 mètres, le caisson universel devient indispensable.
Le Divevolk SeaTouch 4 Max (autour de 150-180 EUR) est actuellement la solution la plus pratique pour ce téléphone : il maintient l'accès tactile à l'écran sous l'eau, ce qui permet de naviguer dans MotionCam Pro sans boutons dédiés.
L'USB-C 2.0 est la contrainte principale à intégrer dans votre organisation. Prévoir le transfert via Wi-Fi ou Bluetooth vers un stockage intermédiaire. Les fichiers DNG 12-bit pèsent entre 25 et 35 Mo pièce : un transfert filaire USB d'une session de 100 fichiers prend environ 60-90 minutes. Par Wi-Fi 7 (intégré dans ce téléphone), les débits sont nettement supérieurs.
Pour le post-traitement, Lightroom Mobile gère parfaitement les DNG Nothing. La balance des blancs réglée en Kelvin avant la plongée donne un point de départ propre à corriger.
Pour le snorkeling en surface avec le téléphone nu, l'IP68 couvre les éclaboussures et une immersion brève à faible profondeur. C'est viable pour des images de surface ou de très faible profondeur (1-2 m max).
Pour la plongée sous-marine réelle (avec ou sans bouteille, au-delà de 3-5 m), le caisson universel est non-négociable. La pression augmente avec la profondeur, et l'IP68 est testé en eau stagnante, pas sous courant ni en répétition de plongées.
Le Nothing Phone (3) est un smartphone honnête, ce qui correspond bien à l'image de la marque. En photo sous-marine lumière naturelle, il offre un vrai point de départ avec son capteur 1/1.3", son DNG 12-bit et la compatibilité MotionCam Pro.
Ses limites sont identifiables et non rédhibitoires : pas de caisson dédié sur le marché (solution universelle requise), USB-C 2.0 qui ralentit les transferts de fichiers, et une color science générique qui demande du travail en post-traitement.
Pour un photographe sous-marin qui commence en lumière naturelle, cherche un Android sérieux à prix raisonnable (599 EUR en soldes) et accepte le workflow RAW en post-traitement, le Nothing Phone (3) mérite d'être considéré. Ceux qui cherchent une solution prête à plonger avec un caisson dédié devront regarder ailleurs.
Score final : 3.4/5
Vous hésitez ? Utilisez notre comparateur de matériel photo plongée pour comparer cet appareil avec les autres modèles testés.
Oui. Le Nothing Phone (3) est certifié IP68 (1,5 m pendant 30 minutes). C'est suffisant pour de la plongée légère en caisson universel comme le Divevolk SeaTouch 4 Max. Pour des plongées profondes ou prolongées, un caisson dédié reste recommandé : aucun modèle spécifique n'existe pour ce téléphone à ce jour.
Oui. Le mode Pro natif produit des fichiers DNG 12 bits avec balance des blancs réglable en Kelvin. L'application MotionCam Pro (disponible sur Android avec GMS) débloque en plus le RAW vidéo et le focus peaking, deux outils précieux pour la photo sous-marine en lumière naturelle.
Aucun caisson dédié n'existe pour ce modèle. La solution la plus pratique est le Divevolk SeaTouch 4 Max (caisson universel à membrane tactile), qui permet de contrôler l'écran sous l'eau. Les caissons mécaniques universels type Kraken Sports fonctionnent aussi, mais nécessitent un alignement optique précis. Consultez notre guide complet sur les caissons étanches pour comparer les options.
Le Nothing Phone (3) utilise un port USB-C 2.0 malgré son stockage UFS 4.0 ultra-rapide. En pratique, le débit réel en USB est limité à environ 40 Mo/s. Pour des sessions photos chargées en RAW, prévoir un transfert via Wi-Fi ou cloud. C'est la principale limite technique de cet appareil pour un usage photographique intensif.
Avoir le bon téléphone ne suffit pas. La photo sous-marine en lumière naturelle repose sur la lecture de la lumière, la gestion de la profondeur et le positionnement face au sujet.
Si vous débutez ou souhaitez progresser, la formation aquaexposure.com vous accompagne étape par étape, du réglage manuel sous l'eau jusqu'au post-traitement des fichiers RAW. Les bases apprises avec un smartphone s'appliquent directement avec un appareil dédié.
Pour aller plus loin sur le choix du matériel : quel appareil photo ou caméra choisir pour débuter en photo sous-marine.
Oui. Le Nothing Phone (3) est certifié IP68 (1,5 m pendant 30 minutes). C'est suffisant pour de la plongée légère en caisson universel comme le Divevolk SeaTouch 4 Max. Pour des plongées profondes ou prolongées, un caisson dédié reste recommandé : aucun modèle spécifique n'existe pour ce téléphone à ce jour.
Oui. Le mode Pro natif produit des fichiers DNG 12 bits avec balance des blancs réglable en Kelvin. L'application MotionCam Pro (disponible sur Android avec GMS) débloque en plus le RAW vidéo et le focus peaking, deux outils précieux pour la photo sous-marine en lumière naturelle.
Aucun caisson dédié n'existe pour ce modèle. La solution la plus pratique est le Divevolk SeaTouch 4 Max (caisson universel à membrane tactile), qui permet de contrôler l'écran sous l'eau. Les caissons mécaniques universels type Kraken Sports fonctionnent aussi, mais nécessitent un alignement optique précis.
Le Nothing Phone (3) utilise un port USB-C 2.0 malgré son stockage UFS 4.0 ultra-rapide. En pratique, le débit réel en USB est limité à environ 40 Mo/s. Pour des sessions photos chargées en RAW, prévoir un transfert via Wi-Fi ou cloud. C'est la principale limite technique de cet appareil pour un usage photographique intensif.