
Le Samsung Galaxy S24 est-il bon pour la photo sous-marine en lumière naturelle ? Test complet, score B1-B7, caisson compatible et prix juillet 2026.
Le Samsung Galaxy S24 est sorti début 2024. En juillet 2026, ce flagship d'entrée de gamme se trouve reconditionné entre 280 et 330 euros, parfois moins, sur les plateformes occasion françaises.
C'est le moment où un smartphone devient intéressant pour les plongeurs qui cherchent à entrer dans la photo sous-marine sans exploser leur budget.
La question mérite d'être posée honnêtement. Le S24 de base n'est pas le S24 Ultra. Il n'a pas le même capteur, pas le même connecteur USB, pas la même batterie. Mais il a Expert RAW, Android avec Google Services (GMS), Samsung Ocean Mode et une certification IP68. C'est un point de départ réel, pas un gadget.
Ce test applique la grille d'évaluation AquaExposure, conçue pour la photographie en lumière naturelle uniquement. Pas d'éclairage artificiel. Ce qu'on évalue ici : est-ce que le S24 de base, dans un caisson Divevolk, produit des images exploitables sous 15 à 20 mètres en 2026 ?
Pour situer cet appareil dans le paysage plus large, voir notre comparatif des smartphones pour la photo sous-marine 2026.
| Critère | Poids | Note |
|---|---|---|
| B1 Optique | 20% | 3.0/5 |
| B2 RAW et colorimétrie | 25% | 3.7/5 |
| B3 Stockage | 15% | 2.5/5 |
| B4 Thermique | 15% | 3.5/5 |
| B5 Batterie | 10% | 2.5/5 |
| B6 Autofocus | 10% | 3.5/5 |
| B7 Caisson | 5% | 3.0/5 |
| Score global | 3.2/5 |
Fait pour : - Les plongeurs récréatifs avec un budget serré qui veulent entrer dans le RAW sous-marin - L'achat reconditionné couplé à un caisson Divevolk d'occasion - Les plongées en eau claire à faible profondeur (moins de 15 m) en lumière favorable
Pas idéal pour : - Les croisières plongée de plusieurs jours en RAW intensif (USB 2.0 pénalisant, batterie limitée) - Les shooters qui ont besoin de récupérer leurs fichiers vite entre les plongées - Ceux qui hésitent avec le S24 Plus ou l'Ultra : la différence justifie le surcoût
Le S24 de base embarque trois capteurs. Le principal est un 50 MP grand angle avec un capteur 1/1.56 pouce, ouverture f/1.8, stabilisé optiquement. C'est une surface de collecte nettement inférieure à celle du S24 Ultra (1/1.3 pouce) ou du S25 Ultra (aussi 1/1.3 pouce). En basse lumière sous-marine, cette différence se traduit directement sur le bruit à partir de 15 mètres.
L'ultra-grand-angle (12 MP, f/2.2, 1/2.55 pouce) n'a pas de mode macro natif annoncé. Le téléobjectif 3x est un 10 MP, 1/3.52 pouce, f/2.4. Pour la plongée en lumière naturelle, le grand angle principal et l'UGA sont les deux modules réellement utiles.
Le résultat est honnête pour un flagship d'entrée de gamme sorti en 2024. Il n'est pas meilleur que plusieurs milieux de gamme actuels sur la qualité de capteur brute. C'est le compromis accepté sur ce modèle.
Le capteur principal 1/1.56 pouce place le S24 de base dans notre catégorie "entrée" du barème AquaExposure. Pour les scènes à 10-15 mètres en pleine lumière, les résultats sont corrects. En dessous de 15 mètres ou avec une vis
ibilité réduite, le manque de surface se ressent. Score 3.0/5 appliqué.
Expert RAW est disponible sur le Galaxy S24 de base via le Galaxy Store (application gratuite). Elle déverrouille le RAW DNG avec contrôles manuels complets sur ISO, vitesse, balance des blancs en Kelvin et mise au point. La profondeur de bits des fichiers DNG varie selon le mode : le RAW natif classique est en 12 bits sur ce modèle, pas en 16 bits comme sur l'Ultra.
C'est exploitable en Lightroom et Darktable, avec une latitude de correction correcte. La balance des blancs manuelle en Kelvin est l'outil clé sous l'eau : elle permet de figer la compensation colorimétrique d'une scène et de ne pas laisser le système recalculer entre deux déclenchements.
Avec Expert RAW sur le S24 de base, le RAW DNG 12 bits est le plafond. C'est inférieur au DNG 16 bits de l'Ultra, mais utilisable pour un usage photo lumière naturelle jusqu'à 15-20 mètres. L'important est d'activer la balance des blancs manuelle avant la mise en caisson.
Le S24 de base tourne sur Android avec les services Google (GMS) complets. MotionCam Pro est disponible sans restriction. Cette application produit des fichiers RAW vidéo exploitables avec un contrôle manuel total de l'exposition, de la balance des blancs et de la mise au point.
C'est l'un des vrais atouts de l'écosystème Android Samsung pour la photo sous-marine. Un iPhone, un Huawei ou un modèle sans GMS ne peuvent pas reproduire ce workflow.
Dans un caisson Divevolk SeaTouch 4 Max Plus, la membrane gel tactile permet d'accéder à toutes les commandes MotionCam Pro depuis l'eau. Le workflow fonctionne exactement comme en surface.
L'ISP Samsung sur le S24 de base est propriétaire, sans partenariat optique certifié (pas de Zeiss, pas de Leica). Le rendu en JPEG automatique a tendance à sur-traiter les scènes, avec une saturation et un contraste poussés qui peuvent compliquer la retouche des bleus et verts sous-marins.
En RAW, ce biais est contournable. Mais il demande de savoir ce qu'on fait en post-traitement. Pour un débutant qui ne retouche pas ses fichiers, les JPEG automatiques sous l'eau peuvent sembler flatteurs en surface et moins convaincants en profondeur.
Samsung Ocean Mode (disponible via Expert RAW) ajoute une couche de correction couleur orientée environnement sous-marin. En eau claire et bien lumineuse, il allège le travail en post. Ses limites selon la profondeur sont détaillées dans notre article Samsung Ocean Mode : vraiment utile sous l'eau ?
C'est le point le plus pénalisant du S24 de base pour un usage photo sous-marine intensif. Le connecteur USB-C est en version 2.0, pas en 3.x. En pratique, les transferts vers un SSD portable sont limités à environ 40-60 Mo/s au lieu des 400-800 Mo/s disponibles sur le S24 Ultra.
Conséquence concrète : 10 Go de fichiers RAW (une plongée correcte) prennent environ 3 à 4 minutes à transférer au lieu de quelques secondes. Sur une croisière plongée avec trois plongées par jour, ça devient vite un goulot d'étranglement.
Le stockage interne est en UFS 3.1 (lecture rapide) mais la bouteille est le connecteur USB. Il n'y a pas de slot microSD. Disponible en 128 Go ou 256 Go selon les marchés.
Pour une journée de deux plongées en RAW, la version 128 Go est suffisante si on transfère chaque soir. Pour une croisière de 5 jours, le 256 Go est recommandé pour éviter les transferts quotidiens imposés par la lenteur USB 2.0.
Le Snapdragon 8 Gen 3 (ou Exynos 2400 selon la région) offre une efficacité énergétique correcte pour la génération. Le châssis est en aluminium avec dos en verre Gorilla Glass Victus 2, sans la chambre à vapeur surdimensionnée du S24 Ultra.
En conditions d'utilisation photo sous-marine normale (RAW, écran actif via caisson, sessions d'une heure), la thermique ne pose pas de problème. Dans un caisson, l'eau environnante assure un refroidissement passif efficace.
La limite concerne les sessions très longues en vidéo 4K prolongée, où la chaleur accumulée peut forcer une réduction de performance. Pour la photo en séquence (pas de vidéo), ce point reste théorique.
En eau froide (moins de 15°C), le risque thermique est inexistant dans le caisson. C'est en surface, lors des traitements post-plongée sur l'appareil, que le Snapdragon peut montrer ses limites lors d'imports massifs.
La batterie de 4000 mAh est la plus petite des trois S24 (le Plus a 4900 mAh, l'Ultra a 5000 mAh). Avec la charge de 25W, une recharge complète prend environ 65 à 70 minutes.
En utilisation photo intensive (RAW, écran actif en continu via le caisson), deux plongées d'une heure sont réalisables sans recharge intermédiaire, avec une marge réduite. Pour une journée de trois plongées, une recharge entre la deuxième et la troisième est à prévoir selon les conditions.
En eau froide (moins de 10°C), les batteries Li-Ion perdent temporairement de la capacité affichée. C'est un comportement physique normal, pas un défaut du S24 spécifiquement. Mais avec seulement 4000 mAh, la marge est plus serrée qu'avec l'Ultra.
Prévoir une charge complète la veille de chaque journée de plongée. Si le programme comprend plus de deux plongées, une batterie externe pour la pause méridienne est une précaution utile.
Le Samsung Pro Visual Engine du S24 combine PDAF (Phase Detection) et un capteur Laser AF. Le suivi des sujets est rapide sur les scènes contrastées. La détection de scène par IA adapte automatiquement les paramètres selon le contexte.
En plongée, le laser AF peut accrocher sur les particules en suspension dans une eau chargée, comme sur tous les systèmes laser. La mise au point manuelle via Expert RAW ou MotionCam Pro reste la méthode recommandée sur les sujets statiques ou lents en eau turbide.
Le Focus Peaking n'est pas disponible dans l'application caméra native Samsung. Il faut passer par Expert RAW ou une application tierce pour obtenir cette aide visuelle à la mise au point.
En eau claire avec un sujet coopératif, le Pro Visual AF du S24 est fiable et rapide. En eau chargée, le verrouillage manuel de mise au point avant le déclenchement reste la règle.
Il n'existe pas de caisson dédié au Samsung Galaxy S24 de base chez les fabricants spécialisés plongée (pas d'Ikelite, pas de Nauticam, pas de SeaFrogs spécifique au S24 standard).
La solution naturelle est le caisson universel Divevolk SeaTouch 4 Max Plus, certifié jusqu'à 60 mètres, avec membrane gel plein écran. Le format du S24 (6,2 pouces) rentre dans le gabarit universel du SeaTouch. Expert RAW, MotionCam Pro et Samsung Ocean Mode y sont entièrement accessibles via la membrane tactile.
Pour comparer les options de caissons disponibles selon votre budget et votre pratique, voir notre guide du caisson étanche pour smartphone.
Lors de l'achat du Divevolk SeaTouch 4 Max Plus, vérifier que le support interne est correctement dimensionné pour le S24 de base (6,2 pouces). Prévoir ce calage avant la première plongée.
Le Divevolk SeaTouch 4 Max Plus est la solution de référence pour ce format en 2026. Compatible avec de nombreux smartphones Android de taille similaire, il représente un investissement de 300 à 350 euros qui peut dépasser le prix du S24 reconditionné lui-même.
C'est la réalité économique du smartphone sous-marin : le caisson dure plus longtemps que le téléphone.
Les fichiers DNG du S24 s'importent directement dans Lightroom (desktop ou mobile) et Darktable. Le profil couleur Samsung en RAW 12 bits est plus facile à dématricer proprement que les JPEG natifs, mais moins riche qu'un DNG 16 bits.
Pour les fichiers MotionCam Pro (RAW vidéo), le traitement se fait dans l'application dédiée ou par export frame par frame en DNG pour une retouche individuelle.
Le point le plus important du workflow sur le S24 de base : le transfert USB 2.0. Si le volume de fichiers est important, prévoir de brancher le câble la nuit plutôt qu'entre deux plongées.
Neuf : - À partir de 499 euros (128 Go) sur Amazon.fr et Fnac (prix relevés juillet 2026, stock disponible variable) - Prix de lancement en janvier 2024 : 899 euros
Reconditionné / occasion : - Back Market France (juillet 2026) : à partir de 280 euros (bon état) / environ 320 euros (très bon état / parfait état), garantie 12 mois - Idealo.fr - occasion : à partir de 260 euros (juillet 2026)
Sources consultées le 1er juillet 2026 : backmarket.fr, idealo.fr, amazon.fr. Prix indicatifs, susceptibles de varier.
Un flagship Samsung 2024 reconditionné autour de 290 euros, c'est une proposition difficile à ignorer pour un plongeur qui veut entrer dans la photo sous-marine sans payer le prix d'un modèle actuel.
Expert RAW est disponible. MotionCam Pro est disponible. Samsung Ocean Mode est disponible. Le Divevolk SeaTouch 4 Max Plus est compatible.
Les limites sont réelles : USB 2.0, 4000 mAh, capteur principal 1/1.56 pouce. Mais pour un plongeur récréatif qui fait deux plongées par jour en eau chaude et claire, ces limites ne se traduisent pas en images ratées.
La combinaison S24 reconditionné (290 euros) plus Divevolk SeaTouch 4 Max Plus (320 euros) donne un setup complet pour moins de 620 euros. C'est l'entrée la moins chère dans la photo sous-marine RAW avec un smartphone Android en 2026.
Le Samsung Galaxy S24 de base obtient un score de 3.2/5 dans notre grille de test photo sous-marine lumière naturelle.
Ce score reflète un appareil honnête, pas exceptionnel. Expert RAW et MotionCam Pro sauvent une grande partie de l'évaluation. Le capteur principal en 1/1.56 pouce et le connecteur USB 2.0 plafonnent les ambitions.
En juillet 2026, il n'est pas le meilleur choix si le budget permet le S24 Plus ou le S24 Ultra. Le saut de capteur et le USB 3.2 de l'Ultra changent vraiment l'expérience en croisière.
Mais si le budget est réellement contraint et que l'usage prévu est la plongée récréative en eau claire et lumineuse, le S24 reconditionné autour de 290 euros remplit son rôle. Il ne remplace pas un appareil dédié. Mais il permet de produire des images RAW exploitables sous l'eau, ce qui reste l'essentiel.
Pour situer le S24 face à ses alternatives dans cette gamme de prix en 2026, notre comparatif des smartphones pour la photo sous-marine 2026 détaille les arbitrages.
Vous hésitez ? Utilisez notre comparateur de matériel photo plongée pour comparer cet appareil avec les autres modèles testés.
Non. Sa certification IP68 couvre 1,5 m pendant 30 minutes en eau douce. Pour plonger, un caisson dédié est indispensable. Le Divevolk SeaTouch 4 Max Plus est compatible et certifié jusqu'à 60 m.
Oui. L'application Expert RAW (Galaxy Store, gratuite) déverrouille le RAW DNG avec contrôles manuels complets. MotionCam Pro est également disponible via Android GMS et fonctionne pleinement dans un caisson Divevolk à membrane tactile.
Oui, dans une certaine mesure. Disponible autour de 280 à 330 euros reconditionné en juillet 2026, il offre Expert RAW, MotionCam Pro et la compatibilité Divevolk. Son USB-C 2.0 et sa batterie de 4000 mAh restent ses principales limites pour un usage intensif en croisière.
Beaucoup. Le S24 Ultra embarque un capteur principal de 1/1.3 pouce (200 MP) contre 1/1.56 pouce (50 MP) sur le S24 de base. L'Ultra ajoute un USB-C 3.2 Gen 2, une batterie de 5000 mAh et un châssis titane. Pour un usage photo sous-marine sérieux, le S24 Ultra est nettement supérieur. Le S24 de base reste intéressant pour un budget contraint.
La qualité du smartphone ne fait qu'une partie du chemin. La lumière naturelle sous l'eau a ses propres règles : angles d'incidence, absorption des longueurs d'onde, lecture des conditions en temps réel.
Ces techniques s'apprennent. Et elles transforment n'importe quel appareil, même un S24 de base, en outil de création sérieux.
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Non. Sa certification IP68 couvre 1,5 m pendant 30 minutes en eau douce. Pour plonger, un caisson dédié est indispensable. Le Divevolk SeaTouch 4 Max Plus est compatible et certifié jusqu'à 60 m.
Oui. L'application Expert RAW (Galaxy Store, gratuite) déverrouille le RAW DNG avec contrôles manuels complets. MotionCam Pro est également disponible via Android GMS et fonctionne pleinement dans un caisson Divevolk à membrane tactile.
Oui, dans une certaine mesure. Disponible autour de 280 à 330 euros reconditionné en juillet 2026, il offre Expert RAW, MotionCam Pro et la compatibilité Divevolk. Son USB-C 2.0 et sa batterie de 4000 mAh restent ses principales limites pour un usage intensif en croisière.
Beaucoup. Le S24 Ultra embarque un capteur principal de 1/1.3 pouce (200 MP) contre 1/1.56 pouce (50 MP) sur le S24 de base. L'Ultra ajoute un USB-C 3.2 Gen 2, une batterie de 5000 mAh et un châssis titane. Pour un usage photo sous-marine sérieux, le S24 Ultra est nettement supérieur. Le S24 de base reste intéressant pour un budget contraint.