
Faire de belles photos de plongée avec un iPhone ou Samsung ? Mythes, caissons, limites et potentiel réel de votre téléphone sous l'eau.
Je suis un vrai amateur d'appareils photo. J'adore la qualité de sortie d'un capteur dédié, cette profondeur dans les couleurs, ce piqué dans les détails. Pendant longtemps, j'étais convaincu que pour faire de la photo sous-marine sérieuse, il fallait un appareil photo. Point.
Et puis la réalité professionnelle m'a rattrapé.
Quand tu travailles comme instructeur de plongée, que tu enchaînes les sorties, que tu dois produire du contenu photo et vidéo de qualité et le publier quasiment en sortant de l'eau, les contraintes changent. Il te faut un outil qui fait photo et vidéo, qui stocke beaucoup, qui te laisse accéder à toutes les options facilement, et qui te permet de poster rapidement. Le budget aussi, ça compte.
Alors j'ai basculé sur le smartphone. Et il m'a fallu du temps, pas mal de plongées et quelques erreurs, pour comprendre ce qui fait la différence entre un bon et un mauvais téléphone sous l'eau.
Aujourd'hui, j'ai complètement remplacé tout mon équipement photo et vidéo sous-marin par un iPhone dans un caisson DiveVolk. Et j'en suis très content.
Est-ce que c'est la bonne option pour toi aussi ? La réponse honnête : oui, mais pas n'importe comment.
Avant de parler matériel, il faut comprendre ce que l'eau fait à ton smartphone. Parce que si tu plonges sans savoir ça, tu vas être déçu.
L'écran tactile devient inutilisable. L'eau est conductrice. Ton écran va zoomer, changer de mode, déclencher n'importe quoi tout seul. Tu ne peux pas faire de photo sous l'eau en touchant ton écran comme en surface. C'est pour ça qu'un caisson avec des boutons physiques est absolument non négociable. Pas une pochette souple à 20 euros. Un vrai caisson rigide.
Les couleurs disparaissent. Dès 5 mètres de profondeur, le rouge a quasiment disparu. À 10 mètres, l'orange s'évanouit. Ta photo de poisson-clown ressortira bleue et terne. La solution, ce n'est pas un filtre rouge (j'explique pourquoi dans mon article dédié), c'est la balance des blancs manuelle et la post-production.
La lumière baisse vite. Plus tu descends, plus il fait sombre. Le petit capteur de ton smartphone va augmenter la sensibilité (les ISO), créant une image bruitée et granuleuse. C'est pour ça que le choix du bon smartphone compte autant : un capteur principal de qualité fait toute la différence en basse lumière.
Oublie les pochettes souples en plastique. C'est de la roulette russe avec ton téléphone à 1 000 euros. Pour la plongée, il te faut un caisson rigide, conçu pour ton modèle de téléphone.
Ces caissons fonctionnent de deux façons. Soit par connexion Bluetooth (le caisson a ses propres boutons qui communiquent avec une app dédiée sur ton téléphone), soit par boutons mécaniques (des leviers appuient directement sur les boutons de volume pour déclencher). Les deux systèmes marchent. Le Bluetooth offre plus de contrôle, les boutons mécaniques sont plus fiables mécaniquement.
La plupart intègrent un système de pompe à vide : tu retires l'air du caisson avant de plonger, et un voyant vert te confirme que l'étanchéité est parfaite. C'est une sécurité psychologique immense, et je la recommande vivement.
Les principales marques à connaître :
DiveVolk (SeaLink, SeaTouch 4 Max, 200-400 euros) : c'est mon choix personnel. Leur gel spécial permet d'utiliser l'écran tactile jusqu'à 60 mètres. C'est unique sur le marché et ça change complètement l'expérience. Tu gardes le contrôle total de ton téléphone sous l'eau.
Kraken Sports (KRH08, KRH07, 300-500 euros) : très robustes, système de vide inclus, compatibles avec beaucoup de modèles. C'est la référence en termes de solidité.
SeaLife (SportDiver, environ 350 euros) : marque reconnue, application simple, bonne ergonomie. Un bon choix pour débuter.
ProShot (ProShotCase, environ 150 euros) : option plus abordable, correcte pour le snorkeling et les premières plongées peu profondes.
Tous les téléphones ne se valent pas sous l'eau. Voici ce qui compte vraiment :
La qualité du capteur principal. C'est lui qui travaillera 99 % du temps. Oublie le nombre de mégapixels, regarde la taille du capteur et la qualité du traitement d'image. Un bon capteur principal en basse lumière, c'est ce qui fera la différence entre une photo exploitable et du bruit numérique.
La capacité à shooter en RAW. Indispensable. Sur iPhone, c'est le format ProRAW. Sur Android, c'est le mode Pro ou Expert RAW. Le RAW te donne un fichier brut avec toute l'information du capteur, ce qui permet de corriger les couleurs en post-production avec beaucoup plus de latitude. Sans RAW, tu dépends du traitement automatique de ton téléphone, et sous l'eau, ce traitement est rarement adapté.
L'autonomie de la batterie. L'application du caisson et l'écran allumé consomment beaucoup. Prévoie de partir avec une charge complète et pense au mode avion pour économiser.
Le stockage. En 4K avec du ProRAW ou du ProRes, les fichiers sont lourds. 256 Go minimum si tu comptes filmer sérieusement.
En pratique, voici ce que je constate sur le terrain :
L'iPhone 15/16 Pro offre une excellente qualité vidéo (ProRes), un format ProRAW très flexible, et l'écosystème d'apps de retouche le plus riche. Attention à la surchauffe en vidéo 4K dans un caisson étanche (pas de ventilation).
Le Samsung Galaxy S24/S25 Ultra a un mode Expert RAW très complet, un zoom optique puissant (utile pour les sujets craintifs qu'on ne peut pas approcher), et se comporte très bien en basse lumière. Les couleurs sont parfois un peu saturées par le traitement d'image.
Le Google Pixel 8/9 Pro a un traitement d'image exceptionnel, une balance des blancs très juste, et le "Magic Eraser" est pratique pour enlever des particules en suspension. Moins de contrôles manuels que Samsung, et l'écosystème d'accessoires est moins développé.
Je vais être honnête sur mon propre chemin, parce que je pense qu'il peut aider ceux qui hésitent.
J'ai commencé avec un vrai appareil photo compact en caisson. J'adorais la qualité d'image. Un capteur dédié produit des fichiers d'une richesse que j'apprécie énormément, et cette différence existe vraiment, surtout pour les tirages et le travail de post-production avancé.
Mais dans mon quotidien professionnel, j'avais besoin d'un outil qui combine photo et vidéo sans changer de matériel, qui me laisse sélectionner toutes les options facilement, qui stocke suffisamment pour tourner en haute qualité toute la journée, et surtout qui me permette de livrer du contenu quasiment en sortant de l'eau.
Le smartphone cochait toutes ces cases. Et quand j'ai découvert le DiveVolk avec son système d'écran tactile fonctionnel sous l'eau, ça a réglé le dernier frein que j'avais : le contrôle.
Aujourd'hui, mon iPhone dans son DiveVolk a complètement remplacé mon ancien setup. Pour mon usage, c'est le meilleur compromis entre qualité, flexibilité et efficacité.
Pour ceux qui veulent comprendre en détail comment choisir selon leur profil et leur budget, tout est expliqué étape par étape dans le Module 2 de la formation AquaExposure, qui est gratuit et accessible sur le site. Je vous invite vraiment à y jeter un oeil, parce que chaque situation est différente et le module couvre tous les cas de figure.
Une fois que tu as ton smartphone et ton caisson, la technique fait la différence. Les mêmes principes que pour n'importe quel appareil sous-marin s'appliquent :
Balance des blancs à 5000K. Ne laisse pas ton téléphone en automatique. L'AWB est instable sous l'eau. Fixe la WB à 5000K via ton app de caisson ou une app photo manuelle (Lightroom Mobile, ProCamera, Halide sur iPhone). C'est le point de départ le plus fiable.
Filme en profil plat si possible. Sur iPhone, ProRes en Flat ou Log. Sur Samsung, le mode Pro vidéo avec un profil neutre. L'image sera grise à l'écran, c'est normal. La beauté est cachée dans ce fichier gris, parce qu'il contient beaucoup plus d'informations exploitables pour la retouche.
Rapproche-toi. La règle d'or : 50 à 80 cm du sujet pour les sujets non vivants. Minimum 2 mètres pour la faune (bulle de confort à respecter toujours). Plus tu es près, moins l'eau absorbe de couleurs entre toi et ton sujet.
Plonge entre 10h et 14h. La lumière naturelle est ton meilleur allié sous l'eau. Pas besoin de phare ou d'éclairage artificiel dans la grande majorité des situations. Un bon timing et un bon angle avec le soleil te donneront plus que n'importe quel accessoire lumineux.
C'est une excellente idée si tu es un plongeur débutant à intermédiaire, si ton objectif principal est de partager tes photos et vidéos sur les réseaux sociaux ou avec tes proches, si tu es prêt à investir dans un bon caisson (300-400 euros), et si tu acceptes de passer un peu de temps en post-production pour retrouver les vraies couleurs.
C'est une mauvaise idée si tu penses pouvoir faire de belles photos avec une pochette souple à 20 euros, si tu veux photographier des sujets très petits (macro) ou très lointains (zoom optique limité), si tu n'as aucune envie de retoucher tes images, ou si tu vises une qualité professionnelle pour des tirages grand format.
Le smartphone est une porte d'entrée fantastique. Il t'apprendra les bases de la composition, de la gestion de la lumière et de la post-production. Et quand tu sentiras ses limites, tu sauras exactement pourquoi et vers quoi évoluer.
C'est la question que je reçois le plus souvent après "est-ce que le smartphone marche sous l'eau ?". La réponse dépend de ton modèle de téléphone et de l'usage que tu en feras.
Pour un iPhone (14, 15, 16, toutes versions), le DiveVolk SeaTouch 4 Max (environ 350 euros) est mon premier choix. Son gel conducteur permet de garder l'écran tactile fonctionnel jusqu'à 60 mètres, ce qui te donne un contrôle total sur tous tes réglages depuis l'app dédiée. C'est unique sur le marché. L'étanchéité est certifiée et le système de pompe à vide donne un signal visuel clair quand le joint est parfaitement fermé.
Pour un Samsung Galaxy (S22, S23, S24, S25, série Ultra comprise), les caissons Kraken Sports sont la référence en termes de solidité. La compatibilité est large, le système de vide est inclus, et les boutons mécaniques sont précis même avec des gants. Compter entre 300 et 500 euros selon le modèle.
Pour un Google Pixel ou d'autres marques Android, le SeaLife SportDiver (environ 350 euros) offre une bonne compatibilité large, une application simple et une fiabilité éprouvée. Moins de contrôle avancé que le DiveVolk, mais suffisant pour la grande majorité des usages.
Si tu démarres et que tu veux tester sans trop investir, le ProShot Case (environ 150 euros) est correct pour le snorkeling et les plongées peu profondes (jusqu'à 10 mètres). Il n'intègre pas de système de vide, ce qui le rend moins sécurisant pour des plongées régulières en profondeur.
Une chose à ne jamais faire : utiliser une coque souple en plastique pour plonger. Ces coques conviennent pour la plage et la piscine en surface. Sous l'eau, elles ne résistent pas à la pression, l'écran tactile devient complètement erratique, et le risque de perte d'étanchéité est réel. Pour la plongée, un caisson rigide avec boutons dédiés est non négociable.
Pour résumer : - iPhone + plongée régulière : DiveVolk SeaTouch 4 Max (350 euros) - Samsung + solidité prioritaire : Kraken Sports KRH08 (350-500 euros) - Google Pixel ou Android autre : SeaLife SportDiver (350 euros) - Premier test snorkeling, budget serré : ProShot Case (150 euros)
L'investissement dans un bon caisson est l'achat le plus déterminant de tout ton setup smartphone sous-marin. Pas l'accessoire qu'on choisit dernier.
Oui, à condition d'avoir un caisson rigide de qualité et de maîtriser les bases de la correction couleur. Les capteurs des smartphones haut de gamme actuels (iPhone Pro, Samsung Ultra, Pixel Pro) produisent des images largement suffisantes pour le web et les réseaux sociaux. La clé, c'est le RAW et la post-production, pas le nombre de mégapixels.
Entre 350 et 500 euros pour un caisson de qualité (DiveVolk, Kraken Sports, SeaLife). C'est l'investissement principal. Si tu as déjà un smartphone récent avec un bon capteur, tu n'as rien d'autre à acheter. Le total reste bien en dessous d'un setup compact + caisson dédié (900-1500 euros).
Non. Les pochettes souples conviennent pour le snorkeling en surface, mais pas pour la plongée. Elles ne résistent pas à la pression, l'écran tactile reste erratique, et il n'y a aucun contrôle physique. Un caisson rigide avec boutons dédiés est indispensable dès que tu mets la tête sous l'eau sérieusement.
Les deux fonctionnent très bien. L'iPhone a l'avantage de l'écosystème d'apps (ProRAW, ProRes, Lightroom Mobile optimisé) et de la compatibilité DiveVolk avec écran tactile. Le Samsung a un zoom optique plus puissant et un mode Expert RAW très complet. Le choix dépend de ton écosystème existant et de tes priorités (vidéo vs photo, zoom vs grand angle). Le Module 2 de la formation AquaExposure détaille le choix étape par étape, et il est gratuit.
La méthode est la même que pour tout appareil : balance des blancs à 5000K avant la prise de vue, profil plat si possible, puis correction en post-production dans Snapseed (gratuit, mobile), Lightroom Mobile, ou DaVinci Resolve pour la vidéo. L'avantage du smartphone, c'est que tu peux retoucher directement sur l'appareil dès la sortie de l'eau.
Tu veux savoir quel setup correspond à ton niveau et ton budget ? Le Module 2 de la formation AquaExposure est gratuit et couvre tout : choix de l'appareil, choix du caisson, réglages, et premières techniques. Pas de jargon, juste ce qui marche pour toi.
Pour aller plus loin sur la technique derrière vos images, consultez notre guide de la technologie de la photo sous-marine : 11 chapitres interactifs du pixel à l'optique sous-marine.
Oui, à condition d'avoir un caisson rigide de qualité et de maîtriser les bases de la correction couleur. Les capteurs des smartphones haut de gamme actuels (iPhone Pro, Samsung Ultra, Pixel Pro) produisent des images largement suffisantes pour le web et les réseaux sociaux. La clé, c'est le RAW et la post-production, pas le nombre de mégapixels.
Entre 350 et 500 euros pour un caisson de qualité (DiveVolk, Kraken Sports, SeaLife). C'est l'investissement principal. Si tu as déjà un smartphone récent avec un bon capteur, tu n'as rien d'autre à acheter. Le total reste bien en dessous d'un setup compact + caisson dédié (900-1500 euros).
Non. Les pochettes souples conviennent pour le snorkeling en surface, mais pas pour la plongée. Elles ne résistent pas à la pression, l'écran tactile reste erratique, et il n'y a aucun contrôle physique. Un caisson rigide avec boutons dédiés est indispensable dès que tu mets la tête sous l'eau sérieusement.
Les deux fonctionnent très bien. L'iPhone a l'avantage de l'écosystème d'apps (ProRAW, ProRes, Lightroom Mobile optimisé) et de la compatibilité DiveVolk avec écran tactile. Le Samsung a un zoom optique plus puissant et un mode Expert RAW très complet. Le choix dépend de ton écosystème existant et de tes priorités.
Balance des blancs à 5000K avant la prise de vue, profil plat si possible, puis correction en post-production dans Snapseed (gratuit, mobile), Lightroom Mobile, ou DaVinci Resolve pour la vidéo. L'avantage du smartphone : tu peux retoucher directement sur l'appareil dès la sortie de l'eau.