
Palmarès UPY 2026 : Matty Smith sacré, première catégorie smartphone, 7900 participations. Analyse des images gagnantes et leçons.
Chaque année, quand le palmarès de l'Underwater Photographer of the Year tombe, il y a un moment de silence dans la communauté des photographes sous-marins. On regarde les images gagnantes, on les regarde encore, et on se dit : c'est pour ça qu'on plonge avec un appareil photo. L'édition 2026, avec plus de 7900 participations venues du monde entier, ne fait pas exception.
L'Australien Matty Smith remporte le titre d'Underwater Photographer of the Year 2026 avec "Rockpool Rookies", une image de deux bébés phoques éléphants dans une mare rocheuse des îles Falkland.
Ce qui frappe dans cette image, au-delà de la technique, c'est le choix du sujet et de l'approche. Pas de profondeur abyssale, pas d'équipement exotique, pas de sujet rare. Deux bébés phoques dans une flaque. La beauté tient dans le regard, la composition et la lumière naturelle. C'est un rappel puissant que les meilleures photos sous-marines ne se font pas forcément à 40 mètres de profondeur avec 10 000 euros de matériel.
En Grand-Angle, la Française Cécile Gabillon Barats remporte la catégorie avec "Happy Baby". Une victoire francophone qui mérite d'être soulignée, dans un concours dominé historiquement par les photographes anglo-saxons et japonais.
En Comportement, le Japonais Kazushige Horiguchi capture le moment précis où des oeufs de poissons-clowns éclosent sous le regard du parent. Un timing qui se compte en fractions de seconde, et qui nécessite des heures d'attente immobile dans l'eau.
En Récifs Coralliens, l'Israélien Dr. Tom Shlesinger présente "Underwater Meteor Shower", une image qui évoque un ciel étoilé sous-marin, probablement des coraux en phase de reproduction nocturne.
En Noir et Blanc, le Japonais Shunsuke Nakano propose une image qui démontre que l'absence de couleur peut révéler des formes et des textures invisibles en couleur.
Le prix Up & Coming revient à l'Américain Sam Blount pour sa rencontre rapprochée avec un léopard de mer fondant vers son objectif. Le genre de photo qui vous fait retenir votre souffle rien qu'en la regardant.
Le prix Save Our Seas Foundation Marine Conservation Photographer of the Year revient au Malaisien Khaichuin Sim avec "Innocence Meets Tradition", une image documentant la chasse annuelle aux globicéphales aux îles Féroé. C'est le type d'image qui met mal à l'aise, et c'est exactement son rôle. La photographie de conservation n'est pas là pour faire joli. Elle est là pour témoigner.
L'événement marquant de cette édition est la création de la première catégorie dédiée à la photographie au smartphone, remportée par Jack Ho avec un cliché macro réalisé grâce à un caisson DiveVolk SeaTouch 4 Max. Ce sujet mérite un article à part entière (et nous l'avons écrit), mais sa présence dans le palmarès de l'UPY confirme une tendance de fond : les barrières à l'entrée de la photographie sous-marine de qualité n'ont jamais été aussi basses.
En parcourant les images primées, quelques fils conducteurs se dessinent.
La patience bat l'équipement. Les photos de comportement animal qui remportent des prix sont presque toujours le fruit d'heures d'observation immobile, pas d'un setup technologique supérieur.
La lumière naturelle reste reine. Le grand prix 2026 a été réalisé sans flash ni éclairage artificiel. La capacité à lire et utiliser la lumière ambiante reste la compétence qui sépare les bonnes photos des grandes photos.
Le sujet compte plus que la destination. On peut gagner un concours international dans une mare rocheuse aux Falklands. Il n'est pas nécessaire de prendre un vol pour les Maldives pour faire une image mémorable.
Et enfin, la composition est invisible. Les meilleures photos de l'UPY semblent naturelles, spontanées, presque accidentelles. Mais derrière chaque cadrage "évident" se cachent des années de pratique et des dizaines de plongées sur le même site.
7900 photos ont été soumises cette année. Les gagnantes sont celles qui donnent envie de les regarder une deuxième fois. C'est peut-être la seule règle qui compte vraiment.
Les inscriptions ouvrent généralement en fin d'année pour une édition l'année suivante. Le concours est ouvert à tous, amateurs comme professionnels. Il existe plusieurs catégories (grand-angle, macro, comportement, noir et blanc, conservation, smartphone) avec des niveaux débutant et avancé. Les frais d'inscription sont modestes et les soumissions se font en ligne sur le site officiel de l'UPY.
Elle valide officiellement que la qualité photographique ne dépend plus du prix de l'équipement. Un smartphone dans un caisson DiveVolk à quelques centaines d'euros peut produire des images primées dans un concours international. Cela abaisse les barrières à l'entrée et encourage de nouveaux plongeurs à se lancer dans la photographie sous-marine sans investissement massif.
Les images gagnantes de l'UPY 2026 partagent des points communs : patience plutôt qu'équipement coûteux, maîtrise de la lumière naturelle, composition soignée qui semble pourtant spontanée. Connaître ses sujets et retourner plonger sur les mêmes sites permet de saisir des comportements rares. La technique est nécessaire, mais c'est l'histoire racontée par l'image qui fait la différence.
L'UPY 2026 autorise le traitement numérique classique (correction de couleur, réduction de bruit, recadrage) mais interdit l'utilisation de l'IA pour générer des images ou des portions substantielles d'une photo. La distinction est claire : améliorer techniquement ce qui existait au déclenchement est acceptable, inventer ce qui n'était pas là ne l'est pas.
Prêt à soumettre vos images aux concours ? Notre formation photo sous-marine couvre la prise de vue, la composition et le post-traitement pour produire des images de niveau compétition.
Les inscriptions ouvrent généralement en fin d'année pour une édition l'année suivante. Le concours est ouvert à tous, amateurs comme professionnels. Il existe plusieurs catégories (grand-angle, macro, comportement, noir et blanc, conservation, smartphone). Les frais d'inscription sont modestes et les soumissions se font en ligne.
Elle valide officiellement que la qualité photographique ne dépend plus du prix de l'équipement. Un smartphone dans un caisson DiveVolk à quelques centaines d'euros peut produire des images primées dans un concours international. Cela abaisse les barrières à l'entrée et encourage de nouveaux plongeurs à se lancer.
Les images gagnantes de l'UPY 2026 partagent des points communs : patience plutôt qu'équipement coûteux, maîtrise de la lumière naturelle, composition soignée qui semble pourtant spontanée. Connaître ses sujets et retourner plonger sur les mêmes sites permet de saisir des comportements rares.
L'UPY 2026 autorise le traitement numérique classique (correction de couleur, réduction de bruit, recadrage) mais interdit l'utilisation de l'IA pour générer des images ou des portions substantielles d'une photo. La distinction est claire : améliorer techniquement ce qui existait au déclenchement est acceptable, inventer ce qui n'était pas là ne l'est pas.