Test du Google Pixel 10 Pro XL pour la photo sous-marine en lumière naturelle. Score AquaExposure 3.8/5, capteur 50MP, RAW 12-bit DCG, caisson Divevolk. Lire avant d'acheter.
Il y a quelques années, la question était simple : est-ce qu'un smartphone peut sérieusement remplacer un compact étanche en plongée ? Aujourd'hui, cette question n'existe plus vraiment. Les meilleurs modèles ont dépassé les compacts sur presque tous les critères. La vraie question est devenue : lequel choisir, et pour quelle eau ?
Le Google Pixel 10 Pro XL est sorti en août 2025 avec une nouveauté qui a fait parler les photographes vidéo bien au-delà de la plongée. Pour la première fois sur un smartphone, Google a intégré le DCG (Dual Conversion Gain) en natif, accessible via MotionCam Pro. Ce que ça change concrètement en plongée, on va le détailler bloc par bloc.
Ce test suit le barème AquaExposure : 7 critères pondérés spécifiquement pour la photographie sous-marine en lumière naturelle. Pas de flash, pas de phare artificiel, juste le capteur, l'optique et la gestion de la lumière disponible dans l'eau.
Score global : 3.8/5
| Critère | Score | Ce que ça veut dire |
|---|---|---|
| Optique & capteur | 3.4/5 | Bon capteur 50MP f/1.7, mais la distance macro reste à documenter |
| RAW & colorimétrie | 4.4/5 | DCG 12-bit + MotionCam Pro : le meilleur combo smartphone en 2025 |
| Stockage & transfert | 4.0/5 | Jusqu'à 1TB, USB-C 3.2, OTG possible |
| Thermique & condensation | 2.8/5 | Aluminium + vapor chamber : prudence en eau froide |
| Batterie | 4.5/5 | 5200 mAh, 1000 cycles documentés |
| Autofocus sous-marin | 4.0/5 | Dual PDAF + IA Tensor G5, Focus Peaking via MotionCam Pro |
| Caisson | 3.0/5 | Divevolk SeaTouch 4 Max : souple, tactile, certifié 60m |
Ce device est fait pour : le plongeur qui veut de la qualité RAW vidéo sérieuse sans sortir d'un système smartphone.
Ce device n'est pas idéal pour : les eaux froides de moins de 15°C (risque de condensation dans le caisson) ou les espèces très craintives qui réclament une MAP macro à moins de 5 cm.
Le capteur principal mesure 1/1.31 pouce avec 50 mégapixels et une ouverture f/1.7. Ce n'est pas le grand format, mais c'est dans la tranche haute des smartphones disponibles en 2025. En pratique sous l'eau, f/1.7 récupère bien la lumière dans les 5 à 10 mètres de profondeur, là où les couleurs commencent à disparaître.
Le téléobjectif periscope 5x est à f/2.8, avec une distance minimale de mise au point documentée à 30 centimètres. C'est une nette amélioration par rapport au Pixel 9 Pro XL (qui bridait à 73 cm), mais ça reste insuffisant pour la macro rapprochée. Pour les sujets à moins de 10 centimètres, l'ultrawide 48MP à f/1.7 prend le relais.
Pour aller plus loin - Specs optiques complètes Capteur principal : 50MP, f/1.7, 1/1.31", 1.2µm, dual pixel PDAF, OIS Téléobjectif : 48MP, f/2.8, periscope 5x, 1/2.55", dual pixel PDAF, OIS, distance MAP min. 30 cm Ultrawide : 48MP, f/1.7, 123°, 1/2.55", dual pixel PDAF Stabilisation : OIS sur principal et téléobjectif, EIS numérique sur ultrawide, motion deblur Tensor G5 Données non mesurées : latence déclencheur, buffer RAW, flare en contre-jour solaire direct
Le score B1 reste à 3.4/5 principalement à cause du format capteur (1/1.31" contre 1 pouce sur les meilleurs compacts) et des données de rafale/buffer qui ne sont pas documentées dans les tests indépendants à la date de publication.
C'est le point fort de cet appareil, et de loin. Le Pixel 10 Pro XL est le premier smartphone à intégrer le DCG (Dual Conversion Gain) de manière native, accessible via MotionCam Pro. En image fixe comme en vidéo, on obtient des fichiers DNG 12-bit avec une profondeur d'information que les autres smartphones ne proposent pas encore.
Ce que ça change sous l'eau : la lumière en plongée est rare et inégalement répartie. Les hautes lumières (reflets de surface, blanc des sables) coexistent avec des ombres profondes dans la même image. Un fichier 12-bit récupère bien plus d'information dans ces deux zones qu'un 8-bit ou même un 10-bit classique.
Pour aller plus loin - RAW et color science RAW natif : DNG 12-bit dans l'app Pixel Camera (RAW+JPEG) et MotionCam Pro DCG : Dual Conversion Gain, capture simultanée haute et basse sensibilité avant digitisation. Résultat : latitude RAW proche des capteurs professionnels APS-C, sans bruit dans les ombres ni brûlure dans les hautes lumières. Codec vidéo max : 12-bit RAW DNG via MotionCam Pro, 10-bit HDR en natif (H.265), 4K@60fps WB Kelvin verrouillable : oui, via MotionCam Pro (essentiel pour corriger la dominante cyan-vert sous l'eau) Color science : ISP Google Tensor G5 propriétaire, sans partenariat Zeiss/Leica/Hasselblad. Les profils colorimétriques restent dans l'écosystème Google. Compatibilité apps : Android 16 avec GMS - Blackmagic Camera (iOS uniquement) non disponible, MotionCam Pro (Google Play) disponible et stable.
Pour comparer avec ce que le format RAW apporte vraiment en post-production, notre guide complet RAW vs JPEG en photo sous-marine détaille le workflow de traitement.
Le Pixel 10 Pro XL existe en 256 Go, 512 Go et 1 To (UFS 4.0). Pas de slot microSD, ce qui signifie que le choix de la capacité se fait à l'achat. En pratique : une plongée en vidéo 4K 10-bit dure entre 8 et 12 Go par heure. Trois plongées de 45 minutes en 4K RAW via MotionCam Pro peuvent dépasser les 30 Go.
La version 256 Go peut suffire pour un séjour court, à condition de transférer chaque soir. La version 512 Go ou 1 To donne de la marge pour un séjour de 10 jours sans ordinateur.
Pour aller plus loin - Transfert terrain Connecteur : USB-C 3.2 (débit théorique 10 Gbps, pratique 500-800 Mo/s en lecture) OTG : compatible, possible de brancher un SSD externe via USB-C entre deux plongées Débit terrain estimé : 30 Go transférés en moins de 5 minutes avec un SSD USB 3.2 Pas de slot microSD : anticiper la capacité avant le séjour
Pour le workflow complet entre deux plongées, notre article sur la gestion des fichiers et le stockage en photo sous-marine donne les bases.
Le châssis du Pixel 10 Pro XL est en aluminium avec verre Gorilla Glass Victus 2, et intègre une chambre à vapeur (vapor chamber). C'est une bonne gestion de la chaleur pour les usages terrestres, y compris lors d'enregistrements vidéo longs.
Sous l'eau, l'équation change. L'aluminium est un excellent conducteur thermique, ce qui signifie que le corps de l'appareil va se refroidir rapidement au contact de l'eau froide. Dans un caisson fermé, ce delta de température crée un risque de condensation sur la vitre intérieure, entre l'eau froide autour du caisson et l'air humide piégé à l'intérieur.
En eau tropicale (plus de 25°C), ce risque est faible et gérable avec les sachets anti-buée standards. En eau froide (moins de 15°C), comme en Méditerranée en automne ou en mer du Nord, ce risque devient réel.
Pour aller plus loin - Thermique et condensation Matériau : aluminium + chambre à vapeur (transfert thermique élevé) Score eau tropicale (>25°C) : 2.5/5 - condensation possible, gérable Score eau froide (<15°C) : 1/5 - risque élevé, prévoir anti-buée actif Certification : IP68 (1.5m, 30 min), Gorilla Glass Victus 2, pas de MIL-STD-810 Bonne nouvelle : le vapor chamber évite le thermal throttling prolongé lors des enregistrements 4K longs
Notre article sur la condensation dans les caissons de plongée et comment l'éviter est une lecture utile avant de plonger pour la première fois avec un smartphone sous caisson.
5200 mAh avec le processeur Tensor G5 gravé en 3nm. C'est l'une des meilleures combinaisons disponibles en 2025 sur Android. Les tests GSMArena donnent 12h29 en score d'utilisation active. Sur le terrain, 3 plongées de 45 minutes en vidéo 4K, plus la gestion des fichiers et les réglages en surface, c'est une journée sans anxiété.
L'EU Label officiel documente 1000 cycles avant 20% de perte de capacité. C'est la donnée la plus rassurante pour un usage intensif sur plusieurs saisons.
Pour aller plus loin - Batterie Chimie : Li-Ion (pas de silicium-carbone, la génération Si-C commence à s'imposer chez d'autres fabricants en 2025) Point de vigilance en eau froide : les Li-Ion perdent entre 15 et 25% d'efficacité sous les 10°C. Stocker l'appareil au chaud entre les plongées. Charge : 45W filaire (70% en 30 min), 25W sans fil Qi2, bypass charging disponible
Le Pixel 10 Pro XL combine plusieurs systèmes d'autofocus. Le principal est le dual pixel PDAF sur les trois capteurs, couplé à l'IA Tensor G5 qui gère la prédiction de mouvement et la discrimination des sujets.
Il y a aussi un Laser AF multi-zone. En eau claire, il aide à verrouiller rapidement sur un sujet en mouvement. En eau trouble (particules en suspension, milieu côtier agité), le laser peut accrocher les particules plutôt que le sujet. Dans ces conditions, passer en mise au point manuelle via MotionCam Pro est la bonne approche.
Le Focus Peaking est disponible via MotionCam Pro, ce qui permet de confirmer la netteté sur les sujets immobiles (coraux, éponges, nudibranches posés) avant de déclencher.
Pour aller plus loin - AF sous-marin Dual pixel PDAF multidirectionnel sur les 3 capteurs IA Tensor G5 : suivi de sujet, prédiction de mouvement Laser AF multi-zone : utile en eau claire, gênant en eau trouble Pas de LiDAR (uniquement sur iPhone Pro) - le LiDAR mesure physiquement la distance, il résiste mieux aux particules MAP manuelle + Focus Peaking : disponible via MotionCam Pro MAP manuelle dans l'app Google Pixel Camera : disponible, sans Focus Peaking
Pour comprendre pourquoi l'autofocus est plus complexe sous l'eau qu'en surface, notre guide photo sous-marine pour débuter sans dépenser beaucoup explique les bases de la mise au point en conditions réelles.
Le Divevolk SeaTouch 4 Max (et sa version Platinum) est le caisson compatible annoncé pour le Pixel 10 Pro XL. Il est certifié à 60 mètres de profondeur et donne accès à l'écran tactile complet sous l'eau via la technologie de gel SeaTouch, ce qui permet de naviguer dans MotionCam Pro, de changer de capteur et d'ajuster les réglages sans remonter.
C'est un caisson souple, pas rigide, ce qui explique le score de 3.0/5 sur ce critère. Les caissons souples absorbent mieux les chocs à la surface, mais offrent moins de précision tactile que les membranes rigides sur les boutons physiques.
Pour aller plus loin - Caissons disponibles Divevolk SeaTouch 4 Max : souple, certifié 60m, tactile gel complet, accès MotionCam Pro Divevolk SeaTouch 4 Max Platinum : version avec port for filtre rouge/orange ou lentille macro optionnelle Aucun caisson rigide dédié au Pixel 10 Pro XL à la date de publication (août 2025) Accessoires Divevolk compatibles : wet lenses, poignées, plateaux, clips de fixation
Notre article sur l'expérience iPhone + Divevolk en photo et vidéo sous-marine donne une idée concrète de ce que le workflow SeaTouch donne sur le terrain, même si c'est sur iOS.
Le workflow terrain pour une journée de 3 plongées :
Une plongée de 45 minutes en 4K 10-bit occupe environ 8 à 12 Go. Trois plongées font 25 à 35 Go. La version 256 Go permet de faire un séjour complet en comprimant les fichiers chaque soir. La version 512 Go donne 4 à 5 jours d'autonomie sans transfert. La version 1 To est pour les séjours liveaboard longs ou les shooteurs vidéo RAW.
Neuf : 1299€ (256 Go) - Source : Google Store France, relevé juillet 2026 Occasion Back Market : à partir de 700€ (grade Bon état, 256 Go) - Source : Back Market France, relevé juillet 2026
Condensation : à anticiper selon la destination :
En eau chaude (Maldives, Mer Rouge, Indonésie), le risque est faible avec des sachets silicagel dans le caisson. En eau tempérée (Méditerranée en saison, Açores, Canaries), prévoir un sachet anti-buée actif. En eau froide (moins de 15°C), la prudence s'impose, et un test en piscine chauffée avant toute plongée en eau naturelle est fortement conseillé.
Points de vigilance spécifiques au Pixel 10 Pro XL :
L'image 8K mentionnée dans les specs est obtenue par upscaling cloud, pas par un capteur 8K natif. Pour les usages terrain sans connexion, le vrai maximum natif est le 4K@60fps, ce qui est amplement suffisant.
MotionCam Pro est disponible sur Android (Google Play) mais pas sur iOS. C'est un avantage clair du Pixel par rapport à l'iPhone dans cet usage spécifique.
Le Pixel 10 Pro XL obtient 3.8/5 dans notre barème, et c'est mérité sur les points qui comptent vraiment pour la photo sous-marine sérieuse. Le DCG 12-bit est une avancée concrète. Le duo capteur principal f/1.7 et MotionCam Pro donne un accès au RAW vidéo qui coûterait plusieurs milliers d'euros avec un système dédié.
Ce qui me retient d'en faire le smartphone parfait pour toutes les eaux, c'est la thermique. L'aluminium et la vapor chamber sont une bonne chose pour la gestion de la chaleur en surface, mais ils font remonter le risque de condensation en eau froide. Si tu plonges principalement en Méditerranée d'avril à octobre ou en zone tropicale, ce n'est pas un problème majeur. Si tu plonges en Atlantique Nord ou en eau froide régulièrement, il faudra être rigoureux sur la gestion de l'air dans le caisson.
Pour le plongeur qui veut un seul appareil capable de faire de la photographie sous-marine de qualité, de la vidéo RAW exploitable et un rendu naturel en lumière ambiante, le Pixel 10 Pro XL est en 2025 l'un des deux ou trois choix les plus pertinents avec l'iPhone 17 Pro Max.
Par rapport au Google Pixel 10 Pro standard, le XL apporte principalement une batterie plus grande (5200 vs 4700 mAh) et un écran plus grand (6.8" vs 6.3"), ce qui est appréciable pour la visée sous l'eau avec le caisson. Si l'autonomie et la lisibilité de l'écran comptent dans ton usage, le XL vaut l'écart de prix.
Vous hésitez ? Utilisez notre comparateur de matériel photo plongée pour comparer cet appareil avec les autres modèles testés.
Avec un score de 3.8/5 selon le barème AquaExposure, le Pixel 10 Pro XL est un excellent choix pour la photo sous-marine en lumière naturelle. Son RAW 12-bit avec DCG, son capteur 50MP f/1.7 et MotionCam Pro en font un outil sérieux, à condition d'investir dans le caisson Divevolk SeaTouch 4 Max.
Le caisson recommandé est le Divevolk SeaTouch 4 Max (ou Platinum), compatible avec le Pixel 10 Pro XL, certifié jusqu'à 60 mètres de profondeur. Il donne accès à l'écran tactile complet sous l'eau, ce qui permet d'utiliser MotionCam Pro et de passer d'un capteur à l'autre sans quitter la surface.
Oui. Le Pixel 10 Pro XL est le premier smartphone à intégrer la technologie DCG (Dual Conversion Gain) en natif, accessible via MotionCam Pro. On obtient des fichiers DNG 12-bit, avec une latitude de récupération des hautes lumières et des ombres bien supérieure à ce que proposent les autres smartphones en 2025.
La batterie de 5200 mAh avec le Tensor G5 3nm tient facilement une journée de 3 plongées en mode vidéo 4K, soit environ 6 à 8 heures d'utilisation active. En eau froide (moins de 15°C), prévoir une batterie externe pour la surface, les Li-Ion perdent jusqu'à 20% de capacité sous les 10°C.
Le Pixel 10 Pro XL a un avantage clair sur le RAW vidéo (MotionCam Pro disponible sur Android, DCG 12-bit natif). L'iPhone 17 Pro Max conserve l'avantage du LiDAR (mise au point physique en eau trouble) et de Blackmagic Camera. Notre comparatif smartphones photo sous-marine 2026 met les deux en regard sur 7 critères.
Avoir le bon outil est une chose. Savoir quoi en faire sous l'eau en est une autre. La formation photo et vidéo sous-marine AquaExposure part de zéro et couvre tous les aspects de la prise de vue en lumière naturelle : approche des sujets, lecture de la lumière, exposition manuelle, stabilisation, workflow de post-production. Disponible en accès immédiat, à ton rythme.
Avec un score de 3.8/5 selon le barème AquaExposure, le Pixel 10 Pro XL est un excellent choix pour la photo sous-marine en lumière naturelle. Son RAW 12-bit avec DCG, son capteur 50MP f/1.7 et MotionCam Pro en font un outil sérieux, à condition d'investir dans le caisson Divevolk SeaTouch 4 Max.
Le caisson recommandé est le Divevolk SeaTouch 4 Max (ou Platinum), compatible avec le Pixel 10 Pro XL, certifié jusqu'à 60 mètres de profondeur. Il donne accès à l'écran tactile complet sous l'eau, ce qui permet d'utiliser MotionCam Pro et de passer d'un capteur à l'autre sans quitter la surface.
Oui. Le Pixel 10 Pro XL est le premier smartphone à intégrer la technologie DCG (Dual Conversion Gain) en natif, accessible via MotionCam Pro. On obtient des fichiers DNG 12-bit, avec une latitude de récupération des hautes lumières et des ombres bien supérieure à ce que proposent les autres smartphones en 2025.
La batterie de 5200 mAh avec le Tensor G5 3nm tient facilement une journée de 3 plongées en mode vidéo 4K, soit environ 6 à 8 heures d'utilisation active. En eau froide (moins de 15°C), prévoir une batterie externe pour la surface : les Li-Ion perdent jusqu'à 20% de capacité sous les 10°C.